Actualisé 05.03.2012 à 11:05

Espionnage de salariésIkea France «se dissocie» des faits incriminés

La filiale française du géant suédois du meuble Ikea a fait savoir lundi qu'elle se «dissocie totalement» des agissements incriminés dont une de ses succursales fait l'objet.

«Les règles déontologiques de l'entreprise sont claires. Nous travaillons avec honnêteté et transparence, quel que soit le pays où nous exerçons nos activités», affirme la direction d'Ikea France dans un communiqué.

«Le respect de la vie privée des personnes compte parmi les valeurs les plus fortes du groupe et nous désapprouvons vigoureusement toute pratique portant atteinte à cette valeur», ajoute le numéro un mondial des meubles en kit.

Le parquet de Versailles, près de Paris, a ouvert jeudi une enquête préliminaire après la plainte du syndicat Force ouvrière (FO) pour «utilisation frauduleuse de données personnelles» sur des soupçons de surveillance illégale de salariés et de clients.

L'hebdomadaire «Le Canard enchaîné», qui avait révélé l'affaire, et FO, dans sa plainte, évoquent des courriels entre des cadres du groupe Ikea et des enquêteurs privés, l'un de ces derniers proposant au groupe suédois contre rémunération des renseignements équivalant à ceux contenus dans un fichier de police.

Les courriels se sont espacés au moins de 2003 à 2009, selon les plaignants.

«Toutes ces allégations sont prises très au sérieux par Ikea», qui rappelle avoir lancé une «enquête interne» confiée au cabinet Skadden Arps mais refuse de donner plus d'informations.

La société Sûreté International, citée par «Le Canard enchaîné» comme ayant proposé à Ikea des informations confidentielles sur ses salariés, a assuré samedi n'avoir «rien à voir» avec cette affaire et s'est démarquée des actes prêtés à un de ses anciens salariés, qui a été licencié peu après 2003. (afp)

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