Tireur du Niederdorf (ZH): «Il a agi de manière consciente et volontaire»
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Tireur du Niederdorf (ZH)«Il a agi de manière consciente et volontaire»

Sebastien N., le néonazi qui avait tiré sur un homme de 27 ans en mai 2012, devra répondre de tentative de meurtre en mars 2014. Le multirécidiviste risque 20 ans de prison.

par
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Sebastien N., qui a le portrait d'Adolf Hitler tatoué sur son torse, devra comparaître devant le tribunal de district de Zurich en mars 2014. Il est accusé de tentative de meurtre, écrit «Blick».

En mai 2012, le Soleurois de 24 ans avait grièvement blessé par balle un homme de 27 ans au Niederdorf, un quartier chaud de Zurich. Selon l'acte d'accusation, le néonazi a tiré sur sa victime alors qu'il se trouvait à une distance de 60 à 80 centimètres. Selon le ministère public, «Sebastien N. a agi de manière consciente et volontaire». Un jour après les faits, le prévenu s'était enfui en Allemagne. Il avait finalement été arrêté à Hambourg avant d'être extradé en Suisse. Le multirécidiviste risque 20 ans de prison.

En mai 2010, le Tribunal du district de Soleure-Lebern l'avait déjà jugé pour 42 actes délictueux. Entre 2005 et 2009, il lui arrivait même de commettre des infractions toutes les semaines. Entre autres: agressions, lésions corporelles, rixe, menaces, insultes et discrimination raciale.

Le Suisse, alors âgé de 22 ans, avait avoué une partie des faits, mais voulait éviter à tout prix d'aller en prison. Il avait notamment fait référence à son enfance difficile. Mais le psychiatre, le ministère public et la défense s'étaient accordés sur le fait que son agressivité était principalement due à sa forte consommation d'alcool. Depuis 2008, le néonazi prenait d'ailleurs de l'Antabuse, médicament censé endiguer son alcoolisme. Un traitement qu'il a rapidement cessé de suivre.

Le tribunal de district l'avait finalement condamné à 40 mois et 20 jours de prison. En janvier 2012, le jeune a fait recours à la Cour suprême. A ce moment-là, il avait déjà passé 16 mois derrière les barreaux. Même si la Cour suprême n'avait allégé que de très peu sa peine, soit de 40 mois et 20 jours à 39 mois, elle avait néanmoins décidé de lui accorder un sursis. La raison: le jeune avait promis de poursuivre son traitement à l'Antabuse.

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