Actualisé 08.04.2017 à 13:25

Meurtre de la famille Troadec«Il a commencé, et il ne pouvait plus s'arrêter»»

Le meurtrier présumé de Pascal, Brigitte, Sébastien et Charlotte Troadec a été entendu jeudi par les juges. Selon son avocat, il est «sous le choc de ce qu'il a fait».

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C'est dans la ferme du beau-frère, Hubert Caouissi, derrière cette grille, que les restes humains ont été retrouvés le 8 mars dernier. Ce 21 mars, la justice a confirmé qu'il s'agissait bien des 4 personnes composant la famille Troadec, leurs 4 ADN ayant été retrouvés sur les fragments humains prélevés sur place. (mardi 21 mars 2017)

C'est dans la ferme du beau-frère, Hubert Caouissi, derrière cette grille, que les restes humains ont été retrouvés le 8 mars dernier. Ce 21 mars, la justice a confirmé qu'il s'agissait bien des 4 personnes composant la famille Troadec, leurs 4 ADN ayant été retrouvés sur les fragments humains prélevés sur place. (mardi 21 mars 2017)

AFP
Un vieux conflit autour de la découverte d'un trésor de pièces d'or serait à l'origine de l'assassinat des quatre membres d'une famille. Leurs restes continuaient à être recherchés jeudi dans une ferme de l'ouest de la France. (Jeudi 9 mars 2017)

Un vieux conflit autour de la découverte d'un trésor de pièces d'or serait à l'origine de l'assassinat des quatre membres d'une famille. Leurs restes continuaient à être recherchés jeudi dans une ferme de l'ouest de la France. (Jeudi 9 mars 2017)

AFP
Le suspect Hubert Caouissin escorté par la police le 8 mars 2017 à Pont-de-Buis (Mercredi 8 mars 2017)

Le suspect Hubert Caouissin escorté par la police le 8 mars 2017 à Pont-de-Buis (Mercredi 8 mars 2017)

AFP

Le suspect de l'assassinat des quatre membres de la famille Troadec, Hubert C., a été entendu pendant plus de six heures jeudi par les juges d'instruction chargés du dossier. «Il s'est exprimé longuement, il a donné beaucoup de détails, il a été très précis. Il a eu un besoin de parler, il ressent cela comme une nécessité», a déclaré Me Thierry Fillion, l'un des avocats du suspect. L'assassin présumé a été interrogé exclusivement sur la nuit du 16 février, moment où ont été commis le meurtre des époux Troadec, Pascal et Brigitte (tous deux 49 ans), et de leurs deux enfants, Sébastien (21 ans) et Charlotte (18 ans) à leur domicile au nord de Nantes.

Si, sur le fond, sa version des faits n'a pas changé, Hubert C. assure que son acte n'était pas prémédité, relève LCI. Le suspect a répété s'être rendu le 16 février au soir chez les Troadec, équipé d'un stéthoscope pour écouter aux portes. L'homme serait ensuite entré dans la pavillon pour chercher «une clé ou des documents». Intrigué par le bruit, Pascal Troadec serait alors descendu, armé d'un pied-de-biche.

Menacé par des codétenus

Une bagarre aurait éclaté, le père de famille aurait lâché ce qu'il avait entre les mains et Hubert C. s'en serait emparé pour frapper son adversaire, puis sa femme, et finalement leurs deux enfants. Le meurtrier présumé aurait ensuite nettoyé les lieux avant de quitter le pavillon. «Selon sa version, il fallait qu'il s'en sorte. Une fois qu'il avait commencé, il ne pouvait plus s'arrêter», explique Me Fillion.

Selon son représentant, Hubert C. est «sous le choc de ce qu'il a fait». «Plusieurs fois au cours de son interrogatoire, (il) a éclaté en sanglots. Il se remémore les images, il revoit ses gestes et leurs conséquences», détaille-t-il. Mis en examen pour «assassinats» et «atteinte à l'intégrité d'un cadavre», le suspect est incarcéré à la maison d'arrêt de Nantes. Il a été placé à l'isolement en raison de menaces. «Plusieurs codétenus lui ont dit, en criant dans l'enceinte de la prison, qu'ils allaient lui faire la peau», assure Me Fillion.

Hubert C. sera une nouvelle fois entendu courant mai tandis que Lydie Troadec, sa compagne et soeur de Pascal Troadec, a été entendue ce vendredi matin.

(joc/afp)

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