Genève: «Il a crié «sale lesbienne» puis m'a craché dessus»
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Genève«Il a crié «sale lesbienne» puis m'a craché dessus»

Plusieurs agressions à caractère homophobe ont été dénoncées l'an denier. Les autorités renforcent leurs efforts de prévention.

par
tpi

Les attaques verbales et physiques contre des membres de la communauté LGBT sont une triste réalité à Genève. L'an passé, Dialogai a accompagné sept victimes d'agression. «Et ce n'est que la pointe de l'iceberg», déplore Manon Zbinden, chargée de projets dans la lutte contre l'homophobie pour l'association. Ces actes n'étant pas reconnus comme de la discrimination par le Code pénal, il est compliqué de tenir des statistiques. Le Parlement fédéral a été interpellé pour faire évoluer la situation.

En attendant, la Ville de Genève, sous l'impulsion de la magistrate Sandrine Salerno, et ses partenaires associatifs ont lancé hier une campagne de sensibilisation. Des fleurs, des pensées, ont été plantées sur les sites des attaques recensées. Elles doivent symboliquement incarner le lieu de violence tout en le soignant. En parallèle, une série d'affiches informe et doit faire réfléchir les passants. Sur l'une d'elles, on peut ainsi lire: «Il a crié «sale lesbienne» et m'a craché dessus.» Des propos homophobes entendus sur la rue de la Corraterie, en plein cœur de la Cité de Calvin. Enfin, une brochure destinée à aiguiller les victimes dans leurs démarches a également été éditée.

D'autres opérations sont encore prévues, notamment mercredi, Journée internationale contre l'homophobie et la transphobie. Le Jet d'eau sera illuminé aux couleurs du drapeau arc-en-ciel. Et pour détendre les esprits, des soirées seront organisées.

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