Procès Vincenz, jour 2 - «Il a fait un tour de Suisse du milieu de la prostitution»
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Procès Vincenz, jour 2«Il a fait un tour de Suisse du milieu de la prostitution»

Les procureurs ont vertement critiqué les comportements de l’ancien patron de la Raiffeisen et les co-accusés. Les longs réquisitoires n’ont pas pu arriver à leur terme mercredi et reprendront jeudi.

Les débats se poursuivront jusqu’à vendredi.

Les débats se poursuivront jusqu’à vendredi.

Urs Jaudas

Le deuxième jour d’audiences a été dense dans le procès de Pierin Vincenz, ancien patron de la banque Raiffeisen. La matinée a été consacrée aux auditions des autres personnes accusées dans le cadre de la vaste enquête menée pour escroquerie par métier, gestion déloyale et corruption passive, entre autres.

Ceux-ci, à l’instar de Pierin Vincenz mardi, ont plaidé non coupable. Le principal co-accusé, Beat Stocker, diminué par une sclérose en plaque, a notamment déclaré: «Je n’ai jamais cherché à m’enrichir personnellement. Quand je lis l’acte d’accusation, mes poils se hérissent».

Une «nuit» dommageable

L’après-midi, les réquisitoires des procureurs ont débuté. Concernant les notes de frais douteuses dans des salons de prostitution, que Pierin Vincenz justifiait en disant qu’elles étaient «motivées commercialement», le Ministère public balaie: l’ancien patron aurait masqué la véritable nature des dépenses au moment de se faire rembourser.

Autre exemple: une note pour une «nuit» dans un bel hôtel qui, en réalité, étaient des frais causés par des dommages causés au matériel de la chambre d’hôtel après une dispute avec sa maîtresse. Si ces frais avaient été justifiés «commercialement», il n’aurait pas procédé de la sorte.

Où sont passé les SMS?

Quant aux participations privées dans des sociétés liées à la banque, le Parquet estime qu’il s’agissait «sans aucun doute possible d’une escroquerie par métier», les prévenus ayant cherché «par tous les moyens» à cacher leurs «participations occultes», notamment en supprimant nombre de SMS sur les téléphones portables.

Les réquisitoires reprennent jeudi matin, avant les plaidoiries des parties civiles. Les avocats de Pierin Vincenz et des co-accusés s’exprimeront, eux, vendredi.

(Stefan Hohler/ywe)

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