Football: «Il a manqué la foi», selon Sébastien Fournier

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Football«Il a manqué la foi», selon Sébastien Fournier

L'entraîneur du FC Sion s'est exprimé jeudi après la défaite de son équipe en finale de Coupe de Suisse.

Sébastien Fournier n'a pas masqué son immense déception.

Sébastien Fournier n'a pas masqué son immense déception.

Keystone

Sébastien Fournier a ressenti «un grand vide» au terme de la finale de la Coupe de Suisse perdue par son équipe du FC Sion (3-0) contre Bâle. «Je n'ai pas retrouvé l'esprit valaisan des finales», a déploré le coach, marqué mais digne, qui a répondu aux questions sans se dérober.

L'ancien international n'a pas masqué son immense déception. «Il a manqué la foi», a-t-il dit au sujet de la performance de ses joueurs. Il n'a pas cherché évidemment à les accabler. «Nous avons livré une première mi-temps plus que correcte. Puis il y a eu cet événement (la glissade de Pa Modou), qui a entraîné l'ouverture du score. Derrière, nous avons trop vite encaissé le deuxième but et nous n'avions pas la substance pour revenir.»

Contenir les Bâlois

Le coach reconnaît que les circonstances ont «fait exploser» son plan de jeu. L'idée était de contenir les Bâlois en première mi-temps et de monter en régime ensuite en misant sur les entrées prévues de Bia et Carlitos pour faire la différence en fin de match. «Mais le 2-0 nous a obligés à faire jouer Carlitos plus vite que programmé. Avec une déchirure de 3 cm derrière la cuisse, il n'était en possession de tous ses moyens.»

Un sentiment d'impuissance anime le technicien valaisan. «Nous avions beaucoup insisté sur l'état d'esprit avant le match, on a mis beaucoup d'énergie à le préparer (les dirigeants avaient même montré une vidéo d'Usain Bolt aux joueurs, ndlr). Mais ça n'a pas suffi pour toucher la corde sensible de l'équipe. On s'est heurté à nos limites actuelles.»

Éloge de l'adversaire

Fournier a aussi fait l'éloge de l'adversaire: «Bâle est une équipe qui maîtrise bien le ballon. En plus de la blessure de Carlitos, nous avions un Akolo diminué par de la fièvre ces deux derniers jours. Nous voulions mettre du poids en deuxième mi-temps, mais nous en avons été incapables.»

Et Fournier de conclure avec sincérité: «Cette première défaite en finale, c'est triste qu'elle tombe sur nous, mon équipe et moi. Je n'arrive pas encore pleinement à la mesurer, à mettre des mots là-dessus, à tel point je ressens un grand vide.»

«Immense joie»

Urs Fischer était fier de son équipe au terme de la finale de la Coupe de Suisse (3-0 pour Bâle contre Sion). «Nos jeunes étaient prêts dès les premiers duels et ont réalisé une prestation fantastique», a loué le coach des Rhénans.

Fischer, dont le contrat n'a pas été reconduit, ressent «une immense joie». Il a salué les mérites du club dans son ensemble. «Quand on est sacré champion de Suisse six matches avant la fin, il n'est pas forcément facile de se remobiliser.» Les Bâlois y sont parvenus sans la moindre faille. «J'en ai eu la chair de poule», a encore glissé l'entraîneur.

«FC Bâle très dominateur»

A la question de savoir s'il avait été surpris de la résistance moins forte que prévu offerte par l'adversaire, Fischer a répondu: «Peut-être en a-t-il été empêché par nos propres mérites. J'ai vu sur le terrain un FC Bâle très dominateur.» Et de conclure, fair-play: «Notre but n'était pas de briser le mythe sédunois, mais bien de mettre la chance de notre côté.»

Fischer quitte Bâle sur un bilan national remarquable: sur les 70 matches de Super League qu'il a dirigés, il a passé 69 journées en tête du classement. Et en Coupe, il a brisé la malédiction des trois finales d'affilée perdues par les «rotblauen». Le technicien zurichois doit s'en aller en raison des deux saisons décevantes de son équipe en Ligue des champions. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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