Berne: Il a tu la mort de sa femme pour toucher sa retraite
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BerneIl a tu la mort de sa femme pour toucher sa retraite

Un sexagénaire comparaît depuis ce lundi devant la justice bernoise. Durant six ans, il n'a pas signalé la mort de son épouse afin de ne pas se faire réduire ses rentes AVS.

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cho/ofu/ats

Environ 200'000 francs. C'est la somme qu'un homme de 64 ans a empochée illégalement. Le retraité n'a pas annoncé la mort de son épouse, décédée en novembre 2008. La caisse de pension et le service social de la ville de Berne ont mis six ans avant de se rendre compte de cet «oubli».

Le sexagénaire comparaît depuis ce lundi devant le Tribunal régional de Berne pour escroquerie par métier et faux dans les titres.

Interrogé par les juges, l'accusé a expliqué qu'il était fortement endetté après la mort de son épouse et que sa rente invalidité lui avait été supprimée. Il a ainsi assuré qu'il ne parvenait plus à joindre les deux bouts. En taisant le décès de son épouse, il est parvenu à éviter que ses rentes AVS ne soient réduites.

L'homme a perçu illégalement pour 90'000 francs de rentes AVS de sa femme et 140'000 francs de la part du service social. Selon les juges, il n'a pas utilisé l'argent pour éponger ses dettes, mais a préféré envoyer les sous au Sri Lanka, son pays d'origine.

Le Ministère public a requis une peine de prison de 24 mois ainsi qu'une peine pécuniaire. L'avocat de la défense, lui, n'a demandé qu'une peine pécuniaire avec sursis. Selon lui, la caisse de pension aurait dû être plus attentive et aurait dû remarquer que son client avait falsifié la signature de sa femme à deux reprises en 2009 et 2013.

Le verdict sera prononcé mardi.

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