Fusillade à Pfäffikon ZH: Il a tué sa femme car elle voulait le quitter
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Fusillade à Pfäffikon ZHIl a tué sa femme car elle voulait le quitter

L'homme soupçonné d'avoir abattu son épouse et une travailleuse sociale lundi à Pfäffikon, dans la région de Zurich, est passé aux aveux.

L'homme a reconnu être l'auteur des coups de feu, a indiqué mardi le Ministère public zurichois. Son épouse voulait le quitter et il ne recevait pas assez d'argent de l'aide sociale, a-t-il indiqué aux enquêteurs pour expliquer son geste.

Violence domestique

Depuis l'affaire de violence domestique, le couple était suivi par les services sociaux. Les problèmes de violence étaient jusqu'à lundi une affaire interne à la famille, a déclaré mardi à l'ats le secrétaire communal Hanspeter Thoma.

L'homme avait l'interdiction de s'approcher de son épouse et de ses enfants. Cette mesure était encore en vigueur lundi. La famille ne vit que depuis quelques années à Pfäffikon, où elle bénéficie de l'aide sociale.

La fusillade a débuté lundi vers midi près des voies de chemin de fer. L'homme de 59 ans a d'abord tiré sur son épouse, 52 ans, originaire du Kosovo elle aussi. Elle est décédée malgré des tentatives de réanimation.

Le mari violent s'est ensuite dirigé vers la maison communale tout proche. Il a tiré sur la responsable des services sociaux de la ville, une Suissesse de 48 ans. Grièvement blessée, elle est décédée quelques heures plus tard à l'hôpital.

Administration rouverte

L'enquête n'a pas encore permis de savoir comment le meurtrier s'est procuré une arme. Malgré le drame, les employés communaux ont décidé de retourner au travail mardi. L'administration avait été fermée après la fusillade.

La Conférence suisse des institutions d'action sociale (CSIAS) est «profondément choquée», indique-t-elle mardi dans un communiqué. Les circonstances de ce drame «suscitent l'indignation et frappent de stupeur».

La CSIAS «fait tout son possible pour protéger les collaborateurs des services sociaux». «Mais quand une personne est abattue en pleine rue, toutes les mesures de sécurité mises en place ne protègent plus». (ats)

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