France - Il achète un pass sanitaire 300 euros… sans se faire vacciner
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FranceIl achète un pass sanitaire 300 euros… sans se faire vacciner

Un journaliste équipé d’une caméra cachée a infiltré un centre de vaccination contre le Covid-19 et a pu se faire «faussement vacciner» contre une somme d’argent. Une fraude en plein boom depuis les annonces de Macron.

Les autorités sanitaires françaises parlent de «fraude marginale», mais il semble que ce fléau soit bien plus étendu qu’elles ne le prétendent. Depuis les annonces drastiques d’Emmanuel Macron, les personnes réfractaires au vaccin sont de plus en plus nombreuses à chercher un moyen de contourner le «problème». Ainsi, comme le relève «Le Parisien», les recherches Google sous les mots-clés «faux vaccins» ont été multipliées par 50 depuis l’allocution du président français, lundi.

Les faux certificats, vendus à 450 euros au marché noir, partent comme des petits pains. Et désormais, certains centres de vaccination se font gagner par la corruption. Pour en avoir le cœur net, un journaliste du quotidien français s’est fait passer pour un citoyen opposé à la vaccination. Mis en contact sur WhatsApp, via un intermédiaire, avec une infirmière de la banlieue nord de Paris, le reporter a organisé un rendez-vous avec elle. «Ne vous en faites pas, on va vous prendre en charge, vous ne pourrez pas tomber avec quelqu’un qui vous vaccinera vraiment», lui a-t-elle assuré.

«Vous avez juste à mettre «oui» dans la case»

Le journaliste a fourni des informations sur son identité à la soignante, ce qui lui a permis de lui préparer un faux test PCR positif datant de février, ce qui permettra au patient de n’avoir besoin que d’une seule «fausse dose». Après avoir donné à l’infirmière complice des indications quant à son habillement afin qu’elle le reconnaisse dans la file d’attente, le journaliste a été pris en charge. Il a d’abord dû remplir un document administratif: «Vous avez juste à mettre «oui» dans la case qui dit que vous avez déjà eu le Covid. Faites vite», lui a glissé l’infirmière.

«La résistance s’organise»

Ceci fait, le patient a été conduit devant une médecin, comme le veut la procédure. Là, il lui a montré son faux test PCR positif, et la doctoresse lui a confirmé qu’il n’aurait besoin que d’une seule dose. Une fois seule avec le journaliste infiltré, l’infirmière a fait semblant de le piquer et a rempli une feuille de soins. Elle lui a ensuite discrètement désigné un petit casier où il devait déposer les 300 euros qu’il lui devait pour cette fausse vaccination. «Pour le pass, il faut remettre cette feuille à la personne qui vous attend avant la sortie. Elle va vous le sortir de son imprimante», a expliqué la soignante à son interlocuteur.

Le journaliste est donc sorti du centre de vaccination avec un pass sanitaire en bonne et due forme, sans avoir été vacciné. À noter que par la voie légale, le reporter aurait eu besoin de deux doses et donc de plus d’un mois pour être totalement libre de circuler. «La résistance s’organise, et ceux qui nous contactent le plus pour frauder depuis mercredi, ce sont des soignants», confie Yves, un infirmier lui-même réfractaire au vaccin. Relevons encore que ce trafic est puni de 3 ans de prison et 45’000 euros d’amende pour fabrication ou usage de faux.

(joc)

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