Washington: Il attaque la pizzeria victime d'un «hoax»

Actualisé

WashingtonIl attaque la pizzeria victime d'un «hoax»

Une théorie du complot sur Hillary Clinton, développée pendant a campagne présidentielle américaine, a provoqué une fusillade dans un restaurant dimanche dans la capitale fédérale des Etats-Unis.

par
aia
1 / 6
Victime d'une fausse information qui a circulé sur internet pendant les derniers jours de l'élection présidentielle, le gérant d'un établissement se retrouve en plein cauchemar. Dimanche 04.12.2016, un homme armé d'un fusil d'assaut a ouvert le feu dans son établissement.

Victime d'une fausse information qui a circulé sur internet pendant les derniers jours de l'élection présidentielle, le gérant d'un établissement se retrouve en plein cauchemar. Dimanche 04.12.2016, un homme armé d'un fusil d'assaut a ouvert le feu dans son établissement.

epa/jim lo Scalzo
Edgar Maddison Welch, 28 ans, a indiqué aux policiers qu'il enquêtait de son propre chef sur les rumeurs autour de la pizzeria.

Edgar Maddison Welch, 28 ans, a indiqué aux policiers qu'il enquêtait de son propre chef sur les rumeurs autour de la pizzeria.

facebook
Arrivée sur les lieux quelques minutes après le coup de feu, la police a bouclé le secteur et arrêté le tireur dans la rue.

Arrivée sur les lieux quelques minutes après le coup de feu, la police a bouclé le secteur et arrêté le tireur dans la rue.

AP

Il n'était pas tout à fait 15h, heure locale, dimanche, lorsqu'un homme armé d'un fusil d'assaut a fait irruption dans le Comet Ping Pong bondé de familles en train de manger. Après avoir visé une employée, qui s'est enfuie pour appeler la police, cet habitant de Caroline du Nord, âgé de 28 ans, a tiré au moins une fois, sans blesser personne. Son irruption et le coup de feu ont provoqué un mouvement de panique parmi les clients, qui se sont enfuis, ainsi que dans tout le quartier, où plusieurs magasins se sont empressés de fermer.

Arrivée sur les lieux quelques minutes plus tard, la police a bouclé le secteur et arrêté le tireur. Il a ensuite avoué s'être rendu dans la pizzeria pour mener sa propre enquête. Pendant la campagne présidentielle, l'établissement avait été la cible d'une «fake news» l'accusant de cacher un réseau pédophile dirigé par Hillary Clinton et son chef de campagne, une affaire à rebondissements qui a été appelée le «pizzagate». Son patron et ses employés avaient fait l'objet de menaces diverses sur les réseaux sociaux et avaient même reçu des menaces de mort. Bien que rapidement démentie, la rumeur a continué à circuler sur les réseaux sociaux.

«Ce qui s'est passé aujourd'hui démontre que la promotion de théories de la conspiration fausses et irréfléchies a des conséquences. J'espère que ceux qui soufflent sur les flammes vont prendre un moment pour réfléchir à ce qui s'est passé ici aujourd'hui et arrêter de suite de promouvoir ces mensonges», a déclaré le patron de la pizzeria, James Alefantis.

Le patron du Comet Ping Pong n'est pas le seul à souffrir de cette situation. Depuis plusieurs jours, les commerces voisins sont également la cible d'appels menaçants. «Un type m'a dit qu'il voulait m'aligner devant le peloton d'exécution», a raconté l'un d'eux au «Washington Post». Désormais, tous attendent de la police qu'elle prenne des mesures pour faire cesser cette campagne de harcèlement et d'intimidation.

Ton opinion