Freysinger entarté: «Il aurait pu éviter le doigt dans l'oeil»
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Freysinger entarté«Il aurait pu éviter le doigt dans l'oeil»

Le conseiller national valaisan UDC Oskar Freysinger s'est fait entarter après son débat avec Hani Ramadan lundi soir à Genève.

par
Mathieu Coutaz/ats

Le conseiller national Oskar Freysinger et l'enseignant et directeur du Centre islamique de Genève Hani Ramadan étaient les invités d'un débat organisé par l'UDC dans les murs de l'Uni Dufour à Genève lundi soir. Le thème: «La 3e guerre mondiale a-t-elle commencé le 11 septembre 2001?»

Le public venu en masse - plus de 600 personnes - soutenir l'un ou l'autre camp et qui a eu la patience de participer à la séance de dédicaces après le débat a pu assister à la mésaventure du Valaisan.

Un individu de type africain a réussi à s'approcher du conseiller national malgré un dispositif de sécurité comprenant plusieurs personnes de chaque côté du Valaisan. Tenant dans sa main une assiette en carton pleine de mousse à raser, il a entarté le Valaisan.

«Freysinger a bien réagi», nous signale-t-on. Apparemment mieux que son entourage qui a immédiatement cru avoir affaire à une vengeance de musulman. Or, selon nos informations, l'entarteur, un Genevois d'une vingtaine d'années, n'est pas musulman et n'a pas commis son acte dans un but revendicateur. Attrapé par le service de sécurité directement après son forfait, le jeune homme a été emmené à l'écart pour un contrôle d'identité puis a été laissé libre.

«Un dogme débilisant»

La jeune femme qui a assisté à la soirée en tant que «curieuse» déplore que le thème n'a finalement pas été traité: «Les deux intervenants ont simplement répondu à la question sans débattre. Je regrette aussi le discours haineux envers les Musulmans prodigué par Freysinger et les intervenants de son camp. Il a réussi à traiter l'islam de "dogme débilisant" en précisant qu'il ne fallait pas opposer cette religion à la chrétienté, mais à la démocratie. Les acteurs du Printemps arabe apprécieront.»

«La liberté de jeter des tartes fait partie de la démocratie»

«La personne qui m'a entarté aurait pu éviter de me fourrer son doigt dans l'oeil», a déclaré M. Freysinger sur les ondes de la Radio suisse romande (RSR), mardi matin. L'élu valaisan a précisé que c'était la première fois qu'une telle mésaventure lui arrivait, ajoutant que «la liberté de jeter des tartes faisait partie de la démocratie». «Si j'ai peur de ce genre de choses, j'arrête de faire de la politique», a noté le conseiller national UDC.

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