Il avait poignardé son père qu'il prenait pour Hitler
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Il avait poignardé son père qu'il prenait pour Hitler

FRIBOURG. Il avait poignardé son père, le prenant pour le Führer.
Le tribunal a libéré l'homme de 29 ans pour cause d'irresponsabilité.

La justice l'a tout de même astreint à un traitement médical ambulatoire, à un traitement psychiatrique, à une abstinence totale à l'alcool et au cannabis avec contrôle ainsi qu'à une assistance de probation. L'accusé souffre de schizophrénie paranoïde chronique. Mais en outre il a une attitude banalisante préoccupante.

Le 1er août 2006, l'homme avait poignardé son père qu'il prenait pour Hitler. Grièvement blessé, le père, sans rancune, est aujourd'hui remis et a accompagné son fils à l'audience. Au cours de l'instruction, l'accusé a expliqué qu'il se sentait menacé par ses parents. Il craignait que sa mère ne l'empoisonne et que son père ne le tue. D'ailleurs, peu avant le drame, il avait dormi dans la rue de crainte qu'ils ne passent à l'acte. L'homme a reconnu avoir dérobé en 2001 différentes munitions de guerre lors de son école de recrue et les avoir conservées à son domicile. Le procureur n'est pas sûr que l'accusé ait compris la gravité de la situation. L'air de «Tout va très bien Madame la Marquise» aurait pu accompagner les quelques paroles prononcées par l'accusé: «C'était un accès de folie. Je ne vois pas pourquoi il faut encore des contrôles pour l'alcool et le cannabis.» En début d'audience, l'avocat a essayé, sans succès, d'obtenir le huis clos.

ats

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