Thurgovie: Il bloquait les cloches de l'église avec une minuterie
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ThurgovieIl bloquait les cloches de l'église avec une minuterie

Un citoyen de la commune de Wäldi avait réussi à empêcher les cloches de l'église de sonner le matin pour que sa famille puisse dormir. Son ADN l'a trahi.

par
Christine Talos
Le lieu du «crime»: l'église de Wäldi

Le lieu du «crime»: l'église de Wäldi

Wikimedia Commons - JoachimKohlerBremen

Le tribunal du district de Kreuzlingen (TG) se penche sur une affaire plutôt cocasse cette semaine. En effet, il doit juger un habitant du village de Wäldi qui est accusé d'avoir installé une minuterie sur le clocher de l'église pour empêcher les cloches de sonner, dévoile leSt.Galler Tagblatt.

L'affaire s'est déroulée entre septembre 2014 et décembre 2015, relate le journal. En effet, du jour au lendemain, la cloche de l'église ne retentit plus le matin dans le village, à la plus grande stupéfaction de la paroisse. Celle-ci engage alors un technicien pour comprendre d'où vient le problème. Mais celui-ci ne trouve rien d'anormal et le silence des cloches devient assourdissant.

En juillet 2016, la cause de ce silence peut enfin être expliquée. Une minuterie bien cachée est découverte dans les poutres du toit. Celle-ci interrompait l'alimentation électrique du mécanisme de sonnerie des cloches à six heures du matin.

Confondu grâce à son ADN

Très vite, un père de famille allemand est alors suspecté. Cet homme de 45 ans, qui habite à côté de l'église, s'était en effet déjà plaint à plusieurs reprises du bruit de la cloche. En outre, il connaissait le moyen d'accéder au clocher. Il est alors confondu grâce aux traces ADN découvertes sur la minuterie.

Mais devant le tribunal, l'accusé a nié avoir voulu réduire au silence les cloches. Il a confirmé qu'elles le dérangeaient bel et bien lui et sa famille et qu'elles affectaient leur qualité de vie. Mais il a refusé d'admettre qu'il avait bricolé la minuterie. Le ministère public a lui rétorqué qu'il avait «un mobile clair, le savoir-faire nécessaire et en outre ses traces ADN étaient sur les lieux du crime», comme le cite le St.Galler Tagblatt.

Du coup la paroisse, qui s'est constituée en partie plaignante, a réclamé 13'600 francs de dommages et intérêts. L'avocat de l'accusé a lui demandé l'acquittement, car il estime que rien ne prouve que le coupable est son client. Et le doute doit profiter à l'accusé, estime-t-il.

La décision est toujours en suspens et la présidente du tribunal a encouragé les parties à conclure un accord en dehors des arcanes de la justice. «Afin que l'église reste au milieu du village», a t-elle souligné.

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