Attentats à Paris: Il braque son arme sur leur tête, le coup ne part pas
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Attentats à ParisIl braque son arme sur leur tête, le coup ne part pas

Sophia et Barbara apparaissent sur la vidéo de l'attaque de la pizzeria Casa Nostra. On y voit le terroriste pointer sa kalachnikov sur elles, puis l'arme s'enrayer. Une chance incroyable.

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joc
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23.06 Selon Le Soir, Salah Abdeslam a été retenu pendant 30 minutes par des gendarmes français, le 14 novembre. Ils n'avaient pas reçu d'informations concernant sa radicalisation.

23.06 Selon Le Soir, Salah Abdeslam a été retenu pendant 30 minutes par des gendarmes français, le 14 novembre. Ils n'avaient pas reçu d'informations concernant sa radicalisation.

BFM TV
16.06 Un lycéen de 17 ans raconte à BFM TV sa rencontre avec Salah Abdeslam, avec qui il a passé une partie de la nuit qui a suivi les attentats du 13 novembre 2015.

16.06 Un lycéen de 17 ans raconte à BFM TV sa rencontre avec Salah Abdeslam, avec qui il a passé une partie de la nuit qui a suivi les attentats du 13 novembre 2015.

Capture d'écran BFM TV

Parmi les nombreux récits tragiques rythmant les jours qui ont suivi les attentats de Paris, de véritables miracles ont régulièrement été contés dans les médias. Sophia Bejali et Barbara Serpentini font partie de ces miraculés. Elles apparaissent brièvement sur les images de vidéosurveillance de la pizzeria Casa Nostra, dont la terrasse a été prise pour cible par un terroriste, vendredi 13 novembre. On peut en effet voir un jihadiste s'approcher de deux clientes cachées sous une table, braquer son arme sur leur tête et quitter rapidement les lieux après que son arme se fut enrayée. Quelques secondes plus tard, les deux femmes se relèvent, hagardes, et quittent les lieux.

Sur le moment, les deux amies n'ont pas réalisé qu'elles avaient échappé par miracle à une mort certaine. Ce n'est que lorsque le «Daily Mail» leur a montré la fameuse vidéo que Sophia et Barbara ont pris conscience de la chance incroyable qu'elles avaient eue. «Je n'avais pas réalisé à quel point il était près. Si j'avais su qu'il était si près quelques secondes auparavant, je ne me serais pas enfuie à ce moment-là. Nous ignorions que le terroriste venait de tenter de nous tuer», raconte Sophia, 40 ans.

«C'était si bruyant que je ne pouvais pas entendre les cris»

Avant de visionner ces images glaçantes, Barbara, 18 ans, était également persuadée que le jihadiste ne les avait pas vues. «C'est incroyable de penser que nos vies ont été épargnées grâce à une munition manquante. Je suis heureuse pour les femmes sur cette vidéo mais je n'arrive pas à croire que c'est moi», confie l'étudiante en sciences politiques et en philosophie. Les deux femmes avaient fait connaissance un mois auparavant, lors d'un mandat de bénévolat auquel elles participaient toutes les deux.

De ce moment de terreur, Sophia retient surtout le bruit assourdissant des tirs: «Je l'ai vu sortir de la voiture mais mon cerveau ne me laisse pas me souvenir de ce qui s'est passé ensuite (...) Je n'ai pas vu grand chose parce que nous étions cachées et que nous nous protégions. J'ai entendu plein de tirs et il me semblait que des gens étaient en train de mourir autour de nous. C'était si bruyant que je ne pouvais pas entendre les cris (...) Je n'arrêtais pas de me dire que j'allais me faire tuer», se souvient la quadragénaire.

Selon Sophia, il y avait deux terroristes devant la terrasse. Elle raconte avoir ouvert les yeux au bout d'un moment et s'être retrouvée face aux chaussures noires de l'un d'eux. «Je ne voulais pas croiser son regard alors je me suis de nouveau caché les yeux. Il était à quelques centimètres, environ vingt. J'ai cru qu'il ne nous avait pas vues. L'autre type était encore en train de tirer», décrit-elle. Une fois les jihadistes partis, les deux copines ont couru se réfugier dans un immeuble voisin. «Je tremblais et je ne pouvais pas parler», conclut Sophia.

La fusillade de la pizzeria Casa Nostra

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