30.11.2018 à 19:39

Incendies en Californie

Il débarque avec 1,1 million de dollars dans sa mallette

Touché par le sort des lycéens de Paradise High, un nonagénaire a décidé de leur offrir, à tous, un chèque de 1000 dollars. Une rencontre forte en émotions.

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joc

Bob Wilson n'a jamais mis les pieds à Paradise (Californie), cette ville dévastée par Camp Fire. Mais en lisant les histoires des personnes sinistrées, cet ancien homme d'affaires de 90 ans s'est dit qu'il devait faire quelque chose. Le Californien domicilié à San Diego a été particulièrement touché par le sort des lycéens de Paradise High, dont des centaines ont perdu leur maison. «En deux ou trois minutes, j'ai décidé que j'allais donner quelque chose à ces gamins», raconte le nonagénaire à NBC News.

Mardi, Bob s'est rendu à Chico pour rencontrer les élèves et les enseignants du lycée. Avec lui, l'homme avait apporté deux mallettes remplies de chèques de 1000 dollars. Il y en avait pour tout le monde: élèves, enseignants, gardiens et chauffeurs de bus. Selon le «Washington Post», le nonagénaire a passé plusieurs heures à préparer lui-même les 1085 chèques, soit un montant total de 1,1 million de dollars. Bob a même pris la peine d'écrire des lettres aux lycéens: «Sache que tu n'es pas seul, que quelqu'un d'aussi loin que San Diego te soutient et qu'il croit fermement que demain sera un meilleur jour qu'aujourd'hui.»

L'homme d'affaires laisse ses protégés faire ce qu'ils veulent de son argent. «Peut-être qu'ils aideront leur famille, peut-être qu'ils achèteront de l'essence pour leur voiture, peut-être qu'ils veulent acheter un vélo, c'est à eux de voir», explique-t-il. Extrêmement touchés par le geste désintéressé de Bob, les lycéens et le personnel de l'école l'ont chaleureusement remercié. Ils ont d'ailleurs profité de cette occasion pour passer du temps ensemble, après cette période traumatisante. «C'était généreux, et cela a rassemblé tout le monde. Ma fille a revu plein de ses amis», jubile Breanna. Bob, de son côté, a passé un moment inoubliable: «C'était comme Noël. Pour moi», conclut-il.

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