Actualisé 24.07.2009 à 11:39

Bébés phoques

Il démarre sa campagne d'abattage des bébés phoques

Un industriel turc, propriétaire d'une entreprise de fourrures, a déclaré vendredi qu'il a démarré sa campagne d'abattage des bébés phoques en Namibie, n'ayant rien reçu des ONG qui lui proposaient de cesser son activité contre la somme de 14 millions de dollars.

«Rien n'est venu» des associations «et nous avons commencé la campagne» annuelle, a déclaré Hatem Yavuz à l'AFP, dont l'entreprise éponyme est basée à Tuzla, près d'Istanbul, et à Sydney (Australie).

Pour sauver des dizaines de milliers de bébés phoques, tués chaque année pour leur fourrure, des écologistes ont tenté de collecter des millions de dollars pour acheter l'entreprise de M. Yavuz.

La saison d'abattage commencée le 1er juillet en Namibie prévoit de tuer 85.000 bébés phoques cette année pour des raisons commerciales, selon des sources officielles.

M. Yavuz a expliqué qu'il a eu des contacts avec plusieurs associations, à la mi-juin, dont Seal Alert South Africa (SASA) et Humane Society International.

«Je leur ai dit &Vous voulez m'acheter, et bien achetez-moi!&. Mais aujourd'hui, il n'y a rien sur la table. Ils ont gardé l'argent pour eux», a-t-il expliqué, déclarant ignorer quelles sommes ont été collectées.

Il a ajouté que la campagne d'abattage menée par ses sous-traitants a commencé «il y a environ une semaine», soit avec environ 15 jours de retard.

François Hugo, de SASA, avait indiqué à l'AFP début juillet qu'il avait «reçu une offre» de M. Yavuz, de racheter son affaire «pour 14.2 millions de dollars, d'ici mi-juillet».

Il avait lancé un appel sur YouTube et Facebook, demandant à chacun de donner 15 dollars. «Beaucoup d'offres nous sont parvenues», avait-il précisé.

M. Yavuz a affirmé que quand les ONG lui ont proposé ce marché, il était prêt à se reconvertir, mais il les accuse aujourd'hui de malhonnêteté.

L'Union européenne a interdit en mai les importations et les exportations de tous les produits tirés du phoque, mais les autorités namibiennes rejettent les accusations de traitement cruel de cette espèce marine, affirmant que leur prolifération rapide menace la pêche locale.

(afp)

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