Elle parle à l'opératrice des urgences tout en assassinant son mari
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Royaume-Uni«Il est en train de se vider de son sang, avec un peu de chance»

Une Britannique de 66 ans est jugée pour le meurtre de son mari, qu’elle a tué à coups de couteau dans la cuisine de leur maison en février dernier.

Penelope a poignardé son époux à trois reprises, tout en parlant calmement avec l’opératrice des urgences.

Penelope a poignardé son époux à trois reprises, tout en parlant calmement avec l’opératrice des urgences.

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Après 24 années de mariage, Penelope Jackson a brutalement mis fin aux jours de son époux, le 13 février dernier dans leur maison de Berrow (sud-ouest de l’Angleterre). Lundi, le procès de la Britannique de 66 ans s’est ouvert devant la Cour de la couronne de Bristol. Cette première journée d’audience a été marquée par l’écoute de l’appel glaçant de la victime aux urgences, alors que sa femme était en train de le tuer, rapporte «The Independent». Dans cet enregistrement, on peut entendre David Jackson, 78 ans, hurler de douleur et expliquer à l’opératrice que son épouse vient de le poignarder.

Penelope s’empare alors du téléphone et explique calmement: «J’ai tué mon mari, enfin, j’ai essayé, parce que je n’en pouvais plus.» L’opératrice lui demande alors où il se trouve: «Il est dans la cuisine en train de se vider de son sang, avec un peu de chance», répond la sexagénaire avec un cynisme qui fait froid dans le dos. La Britannique refuse ensuite de suivre les conseils de l’opératrice, qui lui explique comment soigner la plaie de sa victime. «Je ne l’aiderai pas, les ambulanciers peuvent le faire, mais pas moi», rétorque-t-elle.

J’ai cru l’avoir poignardé dans le cœur, mais il n’en a pas

Penelope Jackson

Penelope explique ensuite calmement que son mari est «en train de gémir sur le sol de la cuisine» et qu’il a «des trous à l’intérieur de lui». «J’ai cru l’avoir poignardé dans le cœur, mais il n’en a pas, puis deux fois dans le ventre», ajoute la sexagénaire. Durant cet échange téléphonique de 18 minutes, la Britannique indique avoir poignardé son mari parce qu’il ne l’en croyait pas capable. «C’est une merde absolue», ajoute-t-elle à propos de sa victime. Penelope précise encore que son époux mérite ce qui lui arrive et qu’elle assumera les conséquences de son acte, que la vie en prison sera plus agréable que ce qu’elle subit.

Selon des amis, le couple vivait une vie on ne peut plus normale dans le Somerset après avoir vécu en Allemagne et en France. «Ils n’étaient pas toujours d’accord et se disputaient parfois, mais ça ne durait jamais», avait raconté l’un d’entre eux à la police. Or, fin décembre 2020, les autorités étaient intervenues chez les Jackson après une violente querelle à propos de la télécommande de la télévision. Selon Penelope, son mari a changé de comportement à la suite d’une opération visant à remplacer la pile d’un implant cérébral utilisé pour gérer une maladie qui fait trembler ses mains et ses membres.

«Il y a une différence entre une relation avec quelques difficultés occasionnelles et une relation abusive, coercitive et contrôlante. J’utilise ces mots parce que ce sont les mots que Penelope Jackson a utilisés pour décrire sa relation avec David Jackson: il la maltraitait, a-t-elle dit, il la contrôlait et la contraignait», a déclaré le procureur Christopher Quinlan face au jury. Le procès se poursuit.

(joc)

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