Punitions corporelles: «Il est temps d'en finir avec la fessée»
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Punitions corporelles«Il est temps d'en finir avec la fessée»

Alors que 19 pays européens bannissent les punitions corporelles à l'encontre des enfants et que dix autres s'apprêtent à le faire, la Suisse a renoncé à les interdire. Pour Terre des hommes et différents milieux, il est temps de changer de cap.

Lors d'un colloque organisé jeudi à Berne, différents orateurs ont placé la Suisse devant ses responsabilités. Frapper un chien est un mauvais traitement, frapper un adulte est une voie de fait mais battre un enfant dans la famille serait éducatif, a critiqué Elda Moreno, cheffe de la division politique familiale du Conseil de l'Europe, citée dans un communiqué de Terre des hommes.

Mme Moreno a appelé la Suisse à «en finir avec cette notion perverse». D'autant plus, a dit le vice-président du Comité des droits de l'enfant des Nations Unies Jean Zermatten, que celui qui est frappé donnera bien souvent des coups lui-même. «Alors qu'on se lamente volontiers à propos de la violence juvénile, on tolère encore étrangement les punitions physiques», a-t-il déploré.

Terre des hommes demande donc que la législation helvétique interdise formellement les coups dans le cadre familial. Une proposition dans ce sens a toutefois été rejetée en décembre par les Chambres fédérales au motif que la loi, en particulier la constitution fédérale, comprend déjà des dispositions contre les châtiments corporels.

(ats)

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