Propos du ministre allemand contre la Suisse: «Il est temps de réagir face à Peer Steinbrück»
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Propos du ministre allemand contre la Suisse«Il est temps de réagir face à Peer Steinbrück»

Le ton se durcit contre le ministre des finances allemand, Peer Steinbrück. Pour le conseiller national PDC, Thomas Müller, il est temps d'agir et de lui répondre franchement. Son parti ne prend pas véritablement position pour le moment.

Pour une fois, c'est le PDC qui joue le rôle du provocateur, prenant le relais de l'UDC. Dans le débat autour du secret bancaire, le démocrate chrétien Thomas Müller (SG) attaque ouvertement Peer Steinbrück. Il nous rappelle l'Allemand méchant, celui qui autrefois «déambulait en manteau de cuir noir, bottes et manchons».

Thomas Müller estime avoir dit ce qu'il avait à dire: «l'Allemagne poursuit sa politique de pure pression, son jeu de pouvoir, comme par le passé». Il est temps de réagir et de le remettre franchement en place, avertit-il, car «Steinbrück ne comprend pas d'autre langage».

Thomas Müller se demande pourquoi Angela Merkel, également démocrate chrétienne, n'a pas encore écarté l'homme politique, alors qu'elle pourrait le faire en sa qualité de présidente. Dans tous les cas, Müller est persuadé que l'électorat allemand va évincer Steinbrück et son parti, en automne aux prochaines élections.

Le président du PDC, Christophe Darbellay, estime que les déclarations de Peer Steinbrück sont indicibles et même condamnables: «Steinbrück entretient un climat de haine entre les peuples, c'est absolument scandaleux», s'insurge-t-il. La comparaison avec les nazis, soutenue par son collègue, lui semble pourtant aller trop loin: «Nous ne sommes pas tous absolument du même avis», précise Christophe Darbellay. Souhaitant exprimer son opinion personnelle, Thomas Müller a dit ce qu'il pensait et personne ne le retient.

«J'ai exprimé mon opinion»

Brigitte Häberli-Koller, vice-présidente de la fraction PDC, s'inquiète déjà du ton qui monte: «On peut critiquer le ministre des finances allemand, mais il faut alors préparer tous ses arguments», il s'agit de ne pas s'abaisser forcément au même niveau que lui. Elle en aurait discuté d'ailleurs avec Thomas Müller en personne: «Je lui ai moi-même dit ce que j'en pensais aussi». Il s'agit alors de trouver une solution constructive.

Lukas Mäder /pim

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