G8: Il est «urgent» que les Iraniens négocient
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G8Il est «urgent» que les Iraniens négocient

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a sommé le régime de Téhéran de venir à la table des négociations concernant son programme nucléaire.

Hillary Cliton (droite) reçoit ses homologues du G8 jusqu'à jeudi à Washington

Hillary Cliton (droite) reçoit ses homologues du G8 jusqu'à jeudi à Washington

Hillary Clinton a prévenu l'Iran mercredi qu'il était «urgent» que la République islamique réponde aux inquiétudes sur son programme nucléaire. La secrétaire d'Etat américaine reçoit jusqu'à jeudi ses homologues du G8 pour parler des dossiers syrien, iranien et nord-coréen.

«Ces discussions sont une chance pour l'Iran de répondre sérieusement aux inquiétudes de la communauté internationale», a déclaré Mme Clinton à l'ouverture d'un sommet des ministres des Affaires étrangères du G8 à Washington.

«Nous pensons qu'il reste du temps pour la diplomatie, mais il est urgent que les Iraniens viennent à la table des négociations pour instaurer un environnement susceptible de conduire à des résultats concrets», a ajouté Mme Clinton, trois jours avant la reprise des contacts entre l'Iran et le groupe 5 1 (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne), samedi à Istanbul.

Discussions sur la Syrie

La communauté internationale soupçonne l'Iran, malgré ses démentis, de dissimuler des visées militaires derrière son programme nucléaire civil. Téhéran a été condamné par six résolutions de l'ONU dont quatre assorties de sanctions. Celles-ci ont été renforcées depuis 2010 par un embargo commercial, financier et pétrolier des Etats-Unis et de l'Europe.

La Syrie sera également au coeur des discussions, Damas ayant laissé passer mardi le délai qui lui était imparti pour retirer ses forces armées des villes rebelles.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a appelé les autorités syriennes à cesser les combats avant jeudi, après avoir reçu une lettre du médiateur Kofi Annan indiquant que Damas avait pour l'instant failli à ses obligations.

Fusée nord-coréenne

La Corée du Nord, enfin, doit aussi occuper les esprits, alors que Pyongyang a annoncé son intention de lancer une fusée. Ce geste est dénoncé par Washington et ses alliés comme un essai déguisé de missile balistique.

«Nous sommes tous très attachés à la stabilité de la péninsule coréenne», a souligné Mme Clinton. Selon elle, le tir d'»un missile balistique à longue portée» préparé par Pyongyang viole «de nombreuses résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies».

Le lancement de cette fusée, prévu entre jeudi et lundi, «intervient quelques semaines après que la Corée du Nord a accepté un moratoire sur les essais balistiques», a dénoncé Mme Clinton. Un accord a été conclu le 1er mars entre Washington et Pyongyang qui acceptait de suspendre ses activités nucléaires et balistiques contre une aide alimentaire.

D'après la diplomatie française, la situation au Mali devrait aussi «faire l'objet d'un échanges de vues», au moment où le nord de ce pays sahélien se trouve sous la coupe de rebelles touareg et d'islamistes armés.

(ats)

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