06.11.2019 à 06:00

Maison-serreIl fait bon vivre dans une maison-serre

Une maison-serre présente bien des avantages, notamment de passer des hivers au chaud ou de prendre le petit déjeuner sous les palmiers.

de
Daniela Gschweng
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Dans les environs de Stockholm, il existe une maison-serre, ...

Dans les environs de Stockholm, il existe une maison-serre, ...

... dans la résidence d'été de la famille de Marie Gramnar et de Charles Sacilotto.

... dans la résidence d'été de la famille de Marie Gramnar et de Charles Sacilotto.

Sous le toit de verre, on supporte bien les longues journées des rigoureux hivers suédois. Auparavant, cela n'aurait, à la rigueur, été possible qu'avec un très bon système de chauffage.

Sous le toit de verre, on supporte bien les longues journées des rigoureux hivers suédois. Auparavant, cela n'aurait, à la rigueur, été possible qu'avec un très bon système de chauffage.

Dans la maison de Marie Granmar et Charles Sacilotto, intérieur et extérieur se confondent. Une fois le seuil franchi, on se trouve, certes, dans le jardin, mais néanmoins toujours sous un toit. Il y a sept ans, la famille a transformé une résidence d'été dans les environs de Stockholm en maison d'habitation en la recouvrant d'une serre.

De nombreux avantages

Avoir un toit au-dessus de son toit présente plusieurs avantages. Là où se trouvait autrefois la charpente, il y a désormais un grand toit-terrasse, l'endroit préféré de la famille. Les murs extérieurs en bois, auxquels le couple a redonné un coup de jeune, ont simplement été traités à l'huile de lin, puisqu'ils ne sont exposés ni à la pluie, ni au vent.

Sous la toiture de verre, on supporte bien les longues journées des rigoureux hivers suédois. Auparavant, cela n'aurait, à la rigueur, été possible qu'avec un très bon système de chauffage. Car la maison à deux étages n'avait pas été conçue pour y habiter à l'année. Aujourd'hui, on peut apprécier 15°C sur son toit-terrasse, quand, à l'extérieur, les températures avoisinent les 0°C.

Le chauffage reste indispensable

La famille doit tout de même chauffer. Par temps couvert, on observe quasiment la même température à l'intérieur qu'à l'extérieur. «Quand il fait -20°C dehors, il ne fait pas plus de -10°C à l'intérieur non plus», explique Marie Granmar, qui ne s'attend pas à ce que la maison les garde au chaud de manière autonome. D'après Charles Sacilotto, les coûts énergétiques sont toutefois faibles.

La serre fait environ deux fois la taille de la maison, ce qui laisse de la place pour un grand jardin, dans lequel poussent des tomates, des concombres, du raisin et même des figues. Même si l'hiver se fait également sentir dans le jardin, la période de récolte y est prolongée de plusieurs mois.

Vivre de manière écologique

Charles Sacilotto, qui est ingénieur, ne souhaitait pas uniquement une maison agréable à vivre pour toute la famille, mais voulait également démontrer qu'il était possible, même dans des pays au climat aussi rude qu'en Suède, de vivre de manière écologique et durable. À l'origine, le jardin était alimenté par les eaux usées qui provenaient directement de la maison.

Grâce aux toilettes sèches, la maison ne produisait plus non plus d'eaux usées, comme l'affirment les propriétaires dans une vidéo de 2015, le compost servant de fertilisant pour les plantes et le «jardin extérieur». Depuis qu'ils ont été contraints de raccorder la maison au tout-à-l'égout, l'ingénieux système de recyclage des eaux usées n'existe plus.

Pas les seuls à vivre dans une maison-serre

L'idée d'utiliser la lumière du soleil comme source d'énergie passive n'est pas nouvelle. Charles Sacilotto et Marie Granmar ont repris le concept de l'architecte Bengt Warne, qui avait déjà eu cette idée dans les années 1990. Sa maison-témoin se trouve également non loin de Stockholm.

Dans certaines contrées moins froides, les gens adoptent également l'idée de la maison dans la maison. Dès 1993, Thomas et Monika Till ont construit une maison-serre dans les environs de Dresde. Celle-ci se trouve dans leur propre exploitation horticole. La moitié du salon ressemble à un jardin botanique.

Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle donne le sentiment d'avoir des espaces très aérés, ce qui peut quelquefois désorienter les clients qui se retrouvent alors dans le salon. La famille Till aussi profite du climat derrière les parois de verre, tant dans leur vie professionnelle que privée. Et comme tout pousse autour de la maison, il est rare que Monika Till aille faire des courses, comme elle le déclare à la radio «Deutsche Welle».

Chaleur en été

Le seul inconvénient quand on habite derrière des vitres, c'est qu'en été, la chaleur peut devenir insoutenable sous le dôme de verre. Il est donc indispensable d'avoir des portes coulissantes, des stores, des volets et un toit ouvrant. Garder les vitres propres n'est pas aussi laborieux qu'on pourrait le penser. Marie Granmar et Charles Sacilotto ne sortent le nettoyeur à vapeur qu'une fois par an pour le grand nettoyage des vitres.

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