Slimka: «Il fallait que ce deuxième disque soit supérieur»

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Slimka«Il fallait que ce deuxième disque soit supérieur»

Slimka est sous les projecteurs avec «No Bad Vol. 2». Très en vue dans le rap francophone, le Genevois a de grandes ambitions.

par
Fabien Eckert
Le jeune homme est à l'aise dans plusieurs styles hip-hop.

Le jeune homme est à l'aise dans plusieurs styles hip-hop.

Mathieu Geiser / 35mm Project

A 23 ans, il est une des perles du label genevois Colors Records, au même titre que Di-Meh et Makala. Ensemble, les garçons forment Superwak Clique. En solo, leurs carrières décollent, y compris en France et en Belgique. Slimka s'en réjouit.

Qu'est-ce que ça fait d'avoir autant d'attention médiatique?

C'est cool. Ça me pousse à taffer encore plus et ça prouve que je ne fais pas de la merde. Mentalement, je suis prêt à ça. Et je ne suis pas seul. Il y a mes potes qui me donnent de la force et des repères.

Fier d'exporter votre musique à l'étranger et de faire salle comble partout où vous jouez?

C'est une fierté de ouf pour un p'tit des Pâquis comme moi! Je suis tellement content de mettre Genève sur la carte du rap. J'espère que ce n'est que le début. Mes parents me disent qu'il n'y a jamais eu ça avant, avec autant d'ampleur.

«No Bad Vol. 2» était attendu après le succès du précédent.

Je sais. C'est pour ça que le 2e disque devait être d'un niveau supérieur. Il fallait que tout soit mieux, plus abouti. J'ai bossé davantage sur la production et sur les textes. Plus je grandis et plus j'apprends.

Pourquoi présentez-vous plusieurs styles différents?

Parce que je suis un caméléon multicolore! Je peux poser ma voix sur de la house, de la trap, du punk, du grime, et même pourquoi pas sur du classique... Il faut juste que le truc de base me parle. Chez moi, ça marche au feeling et, à l'inverse d'autres rappeurs, je ne vise pas le hit.

La concurrence existe entre vous, Di-Meh et Makala?

Bien sûr! Il y a de la concurrence entre tous les rappeurs de la planète. Sauf qu'entre nous, elle est positive. On se pousse les uns les autres, on est soudés et on se donne de la force. C'est peut-être ça qui fait que nos carrières marchent.

Vous serez d'ailleurs avec eux sur scène le vendredi 9 mars 2018 au Zoo de l'Usine.

C'est normal! Ça va être du lourd. Il n'y aura pas qu'eux comme invités. Il y aura aussi des DJ. Grâce au bouche-à-oreille, je vais aussi tourner jusqu'à fin 2018 avec Superwak Clique. C'est génial.

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