Actualisé 22.10.2010 à 14:48

France carburantIl faudra attendre avant un retour à la normale

Les difficultés d'approvisionnement en essence devraient se poursuivre, d'après l'Union française des industries pétrolières.

Les automobilistes français vont encore devoir patienter avant la fin de la pénurie.

Les automobilistes français vont encore devoir patienter avant la fin de la pénurie.

Un retour à la normale dans l'approvisionnement des stations-service en France, prendra «encore plusieurs jours» mais des mesures de rationnement ne sont «pas prévues pour l'instant», a indiqué vendredi le gouvernement. Le retour à la normale dans l'approvisionnement des stations-services «prendra encore plusieurs jours», a indiqué le gouvernement, sans préciser de date, à l'issue d'une réunion avec les responsables de l'industrie pétrolière à Matignon.

Cela prendra «plus de temps» que prévu et les stations situées sur les autoroutes sont «prioritaires», a ajouté le président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip) Jean-Louis Schilansky au début des vacances de la Toussaint.

Alors qu'il minimisait jusqu'ici le risque de pénurie, le gouvernement français a emboité le pas aux industriels concédant que le retour à la normal «prendra plusieurs jours». François Fillon a fait cette annonce vendredi après avoir réuni dans la matinée les représentants de la production et de la distribution des carburants.

Dans un communiqué diffusé par Matignon, le chef du gouvernement fait état de «difficultés» dans la remise en ordre du système de distribution en raison de «l'arrêt complet des raffineries» et du «blocage des terminaux pétroliers de Marseille et du Havre».

François Fillon a demandé aux préfets de superviser les ravitaillements de stations-service afin que les camions-citernes soient dirigés vers les zones qui en ont le plus besoin. D'après son communiqué, les zones les plus touchées par les pénuries sont l'Ouest et l'Est de la France, ainsi que la région parisienne.

20 à 21% des stations «toujours à sec»

Depuis plusieurs jours les 12 raffineries de France sont en grève et des dépôts de carburants sont bloqués dans le cadre du mouvement de contestation contre la réforme des retraites, provoquant des pénuries et un ralentissement de l'activité dans certains secteurs.

Le ministre de l'Ecologie et de l'Energie Jean-Louis Borloo a indiqué vendredi matin que sur l'ensemble du pays «entre 20 et 21%» des stations-service étaient toujours à sec vendredi matin.

A l'issue de la réunion à Matignon, il a cependant affirmé que des mesures de rationnement d'essence n'étaient «pas prévues pour l'instant». Il a demandé une «mutualisation» des réseaux de distribution pour faire face à la pénurie.

Le ministre chargé de l'Industrie Christian Estrosi avait espéré jeudi un «retour à la normale pour les vacances de la Toussaint».

Le ministre français de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a exclu «pour l'instant» des mesures de rationnement de l'essence et a demandé une «mutualisation» des réseaux de distribution pour faire face à la pénurie de carburant provoquée par la grève dans les raffineries contre la réforme des retraites. (ap/afp)

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