30.07.2020 à 13:11

Coronavirus à Genève

«Il faut arrêter de rêver. Des cas, il y en a partout»

Depuis mi-juillet, les foyers de contamination se multiplient dans les boîtes de nuit et les poussent de plus en plus à fermer temporairement.

de
Leila Hussein
Le Village du soir lieu festif a été informé mardi par le médecin cantonal que deux de ses clients ont été testés positifs.

Le Village du soir lieu festif a été informé mardi par le médecin cantonal que deux de ses clients ont été testés positifs.

Village du soir 

Le Rooftop 42, le Bottle Brothers et le Tropical Corner ont un point commun: ils sont actuellement temporairement fermés pour cause de coronavirus. Mardi, on apprenait sur les réseaux sociaux que le premier, bar dansant de la rue du Rhône, avait décidé de fermer après que plusieurs clients, présents à la soirée du 18 juillet, ont été testés positifs. L’information a été relayée sur le site du club qui annonce sa fermeture durant toute cette semaine. Du côté du Tropical Corner, la terrasse d’été sur le quai de Cologny et du Bottle Brothers, bar à cocktail aux Eaux-Vives, c’est le staff qui a été testé positif en début de semaine. Les deux établissements ont préféré stopper leur activité.

Des cas dans la plupart des clubs genevois?

Si les trois lieux festifs genevois ont décidé de garder portes closes par précaution, ils ne sont pas les seuls à avoir recensé des cas. Le Village du soir, lieu festif dans le quartier de la Praille, a également été touché par le virus. «Mardi le médecin cantonal nous a informés que deux de nos clients avaient été testés positifs. Depuis nous avons relayé un message de prévention à toutes les personnes présentes lors de la période identifiée comme à risque, soit samedi 18 juillet en fin de soirée», confie Seb Courage, le fondateur des lieux.

Du côté de l’établissement, aucun cas positif n’a été observé chez le staff ou chez d’autres clients. Aussi, Seb Courage ne voit aucune raison de fermer le Village du soir. Sans compter que l’espace «possède une grande zone extérieure et une clientèle plutôt jeune et peu à risque».

«C’est une hypocrisie totale»

Autre boîte de nuit genevoise où de nouvelles infections auraient été observées selon la «Tribune de Genève»: le Java Club. Contacté, le responsable de l’établissement, Arnaud Daviaud a refusé de confirmer ou d’infirmer cette information, mais s’est insurgé: «Pourquoi ce sont toujours les clubs qui sont ciblés par les autorités? Elles s’acharnent sur nous alors qu’on est les seuls lieux où on peut effectuer un traçage.» Pour Laurent Paoliello, porte-parole du Département de la santé, c’est tout le contraire. «Il y a une volonté de collaboration de notre part. Nous savons que ce n’est pas la faute des établissements. Mais nous ne pouvons pas ignorer qu’ils sont de potentielles sources de contamination. On s’acharne sur le virus là où il se trouve.» Le communicant en veut pour preuve que le renforcement des mesures n’a pas uniquement affecté le monde de la nuit, mais également les commerces, les services à la personne et la restauration.

Une vision quelque peu utopique, selon Arnaud Daviaud: «Il faut arrêter de rêver: des cas, il y en a partout. C’est une hypocrisie totale. Soit on accepte qu’il y ait des contaminations, soit on referme tout, comme avant (ndlr: lors du semi-confinement).» Actuellement en contact avec le médecin cantonal, le club a informé sa clientèle de l’annulation des soirées de mercredi et jeudi via une story Instagram. L’établissement n’est pas certain de pouvoir rester ouvert ce week-end.

Ils ferment avant d’avoir des cas

Jeudi après-midi, un énième établissement genevois a annoncé sa fermeture temporaire: les bateaux terrasses. A 16 heures, on pouvait lire sur le compte Facebook des deux restaurants et bars flottants amarrés sur la rive droite qu’ils garderaient portes closes. La directrice des lieux, Bérangère Claudé confirme: «Nous n’avons pas de cas à ma connaissance, mais nous voulons être certains que le staff est négatif au Covid. Nous rouvrirons lorsque ce sera le cas.»

«Reggaeton oui, mais pas à n’importe quel prix»

Certains établissements nocturnes ont préféré ne pas prendre de risque du tout et ont fermé leurs portes avant même que des contaminations ne soient observées. C’est le cas du MonteCristo Club, une boîte de nuit des Acacias, qui a informé sa clientèle tout début juillet de sa décision de fermer sur son compte Facebook. Le dancing, connu pour sa musique reggaeton, a ainsi écrit: «Reggaeton oui, mais pas à n’importe quel prix. On a décidé de ne plus faire la fête tant que les conditions ne seraient pas de nouveau réunies.»

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274 commentaires
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Georges

31.07.2020 à 19:33

Faison comme en Suède ... liberté totale .. après une hausse des cas .. ils sont en nette régression .. et surtout il n'y a pas eu de confinement stupide !!

Ni jeune ni vieille

31.07.2020 à 10:15

Il n’y a pas que des “jeunes” qui côtoient les bars et les boites... Tous le monde est concerné.

Immunité pour tous

31.07.2020 à 06:06

Stop la peur Laissons maintenant circuler le virus Laissons les immunités se faire Laissons les gens tomber malade et guerir pour etre ensuite immunisés Et pour les quelques deces,rappelons les 70’000 deces annuels en suisse. On va avoir moins que ça en 2020 malgré que la population viellisse. Bref ....comme une grippe saisonniere