France : «Il faut se la farcir»: des T-shirts obligatoires dénoncés par des salariés

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France «Il faut se la farcir»: des T-shirts obligatoires dénoncés par des salariés

Une manifestation est prévue samedi devant une enseigne de restauration rapide Brut Butcher pour protester contre des uniformes aux messages sexistes.

La chaîne française Brut Butcher n’en est pas à son coup d’essai. 

La chaîne française Brut Butcher n’en est pas à son coup d’essai.

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«Un restau très cochon», «Il est cho Rizo», «À poêle les dindes» ou encore «Il faut se la farcir»… Les T-shirts que doivent porter des employés de la chaîne de restauration rapide Best Butcher sèment la discorde. «Les salariés subissent régulièrement des remarques obscènes et salaces de la part de certains clients», explique Frédéric Leschiera, un responsable régional du syndicat Sud. Une employée contactée par l’AFP témoigne qu’elle en a été victime alors qu’elle arborait le tee-shirt «Il faut se la farcir».

Face au refus de la direction de mettre fin à cette pratique en place depuis plus de trois ans dans la vingtaine de restaurants Brut Butcher en France, une manifestation est prévue samedi à Saint-Etienne devant l’un des établissements.

L’enseigne, propriété de l’industriel français de la viande Despi, fonctionne actuellement avec des commandes à l’emporter et des livraisons à domicile en raison de la crise sanitaire du Covid-19.

Depuis l’an dernier, ces restaurants de burgers proposent aussi un wrap baptisé «La cagole», terme régional du Sud-Est de la France désignant un stéréotype de jeune femme vulgaire.

En août, l’inspection du travail avait indiqué qu’elle avait constaté la présence «d’inscriptions qui peuvent avoir un caractère sexiste» et attendait «une réponse adaptée à la gravité de la situation de la part de l’employeur», lui rappelant son obligation de ne «pas porter atteinte à la dignité, ou créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant».

L’avocat de l’enseigne avait répondu, dans un courrier adressé fin janvier au Conseil des Prud’hommes (instance chargée de régler les litiges entre employeurs et salariés) de Saint-Etienne que «pas un seul des 200 salariés ne s’était plaint des slogans humoristiques apposés sur les tee-shirts ni n’avait fait remonter à sa direction qu’il avait été l’objet de remarques salaces.»

(afp/reg)

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