Actualisé 21.05.2019 à 06:59

Valais

Il faut se méfier des escrocs «amoureux»

La police cantonale valaisanne met en garde mardi contre les arnaques à l'amour sur internet. En moyenne, les victimes perdent quelque 60'000 francs dans l'affaire.

Les escroqueries aux sentiments sont particulièrement sournoises. Elles brisent la victime sentimentalement.

Les escroqueries aux sentiments sont particulièrement sournoises. Elles brisent la victime sentimentalement.

Prévention suisse de la criminalité

Le phénomène appelé «Romance scam» (escroquerie romantique) est une arnaque commise au moyen d'internet. Le mode opératoire est le suivant: L'escroc appelé aussi scammer va créer de faux profils (homme ou femme) sur les réseaux sociaux ou des sites de rencontre. Il va traquer des personnes en mal d'amour, rappelle la police cantonale valaisanne dans un communiqué de presse, mardi.

Une fois le contact établi, il va s'employer à manipuler sa victime, afin de la faire tomber éperdument amoureuse. Il va lui faire croire à un amour parfait; compliments, belles déclarations, promesses, flatteries... Ces agissements peuvent durer plusieurs semaines afin d'amener la victime à lui faire une confiance aveugle.

Dès lors, il peut passer à la vitesse supérieure. Il va lui dire qu'il n'est rien sans elle, qu'il a besoin d'elle, qu'il la veut auprès de lui. Arrivent ensuite les histoires tragiques et/ou rocambolesques le positionnant toujours en martyr que seule une arrivée d'argent pourrait sauver. La victime va être amenée à proposer elle-même une aide financière. L'escroc promet de rembourser rapidement et même de lui verser une plus grosse somme d'argent leur permettant de vivre ensemble à l'abri du besoin.

Sentimentalement brisés

Ces escroqueries sont particulièrement sournoises. En plus de dépouiller les victimes, elles les brisent sentimentalement. Mais l'affaire peut prendre une tournure encore plus sordide si la victime a transmis des photos ou des vidéos la mettant en scène de manière déshonorante. L'escroc pourra s'en servir pour la contraindre à lui verser encore plus d'argent sans quoi les clichés seront transmis à tous ses contacts (sextortion).

Si la supercherie est découverte, l'escroc se fera passer pour la police locale ou un avocat qui contactera la victime sous prétexte d'une enquête en cours, il lui fera miroiter qu'elle pourrait récupérer son argent moyennant le dépôt d'une avance de frais pour pouvoir porter plainte.

Préjudice de 60'000 francs

Depuis 2017, la police cantonale valaisanne n'a enregistré qu'une dizaine de plaintes à ce sujet, dont le préjudice moyen s'élève à 60'000 francs par victime. Ces chiffres ne reflètent pas la réalité de ce que vivent les victimes qui, par honte, n'osent même pas en parler à leurs proches.

Les victimes répertoriées sont très souvent des femmes d'une cinquantaine d'années, mais les hommes sont aussi touchés.

(NewsXpress)

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