Genève: Il finit au poste suite à une blague douteuse
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GenèveIl finit au poste suite à une blague douteuse

Une bande de copains a reçu des menaces anonymes pendant des mois. L'auteur du canular, membre du groupe, serait au trou.

par
tpi
Les sept membres du groupe, en compagnie d'autres amis. (Photo: Lecteur reporter)

Les sept membres du groupe, en compagnie d'autres amis. (Photo: Lecteur reporter)

Tout a débuté l'été dernier. Sept amis très soudés, âgés de 17 à 18 ans, commencent à être la cible d'appels masqués. Au bout du fil, la musique de «Pretty Little Liars», la série TV préférée du groupe. «Au début on trouvait ça marrant, raconte P. Mais ensuite c'est allé beaucoup trop loin.»

Car après la rentrée, les événements s'accélèrent. Comme dans la fiction, les amis reçoivent des SMS, signés «-A» et contenant des messages tels «Que le jeu commence» ou «Tu es le prochain». Puis le harcèlement est encore monté d'un cran. Par deux fois ces derniers quinze jours, la police débarque chez des membres du groupe, visiblement faussement aiguillée par l'auteur du canular, explique la jeune femme.

«Mardi dernier, les agents sont arrivés entre 2 h et 3 h du matin. On leur avait dit qu'une maman tentait de poignarder ses enfants. C'était ultra violent et là on a commencé à paniquer.» L'une des membres du groupe fait part de sa crainte à son parrain, policier. Des plaintes sont déposées.

«No comment» de la justice

Le 24 octobre, la bande est convoquée au poste de la Jonction. Et là surprise: le petit plaisantin n'est autre que l'un des sept amis. «On n'y croyait pas, lance P. C'est vrai que c'est le rigolo du groupe mais il jouait super bien le jeu.»

La police confirme une intervention chez l'un des jeunes gens, mais refuse d'en dire davantage. Elle renvoie la balle au Tribunal des mineurs, le suspect n'ayant pas encore 18 ans. Là aussi, c'est «no comment». «On m'a dit qu'il était détenu à la Clairière», souffle P.

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