Actualisé 07.04.2017 à 07:49

GenèveIl frappe ses adversaires: privé de foot durant 2 ans

Les joueurs impliqués dans une bagarre lors d'un récent match de championnat amateur ont été suspendus pour plusieurs mois. Les clubs ont aussi été punis.

de
David Ramseyer

«Nous avons voulu faire passer un message clair: un terrain de football n'est pas une zone de non-droit.» L'Association cantonale genevoise de football (ACGF) et son président, Pascal Chobaz, ont choisi de prendre des «sanctions lourdes car l'incident est grave» contre le SG Benfica et le FC City. Dimanche passé, à la 78e minute de la rencontre entre les deux clubs amateurs qui évoluent en 2e ligue régionale, une bagarre générale a éclaté entre joueurs.

Huit joueurs concernés

Le SG Benfica est puni d'un retrait de huit points et son adversaire de quatre points. «En cas de récidive, les équipes seront expulsées du championnat et reléguées à l'échelon inférieur», prévient l'ACGF.

A titre individuel, huit joueurs ont été sanctionnés pour leur comportement. Les peines les plus sévères concernent le club d'origine lusitanienne. Un joueur devra purger deux ans de suspension. «Il a frappé plusieurs adversaires», insiste Pascal Chobaz. Un de ses coéquipiers a pris 18 mois et deux autres membres de l'équipe seront écartés des terrains durant six mois chacun.

Le FC City, lui, devra faire sans un de ses joueurs pendant un an. Deux autres membres de l'effectif ont écopé de 6 mois de suspension chacun. Enfin, un quatrième homme sera privé de jeu durant cinq matches.

Recours à venir

Le SG Benfica va recourir contre les sanctions qui frappent le club et certains de ses joueurs. «L'un d'eux a tenté de calmer le jeu, un autre a eu deux dents cassées et ils prennent chacun six mois? Je ne comprends pas», se désole l'entraîneur Bruno Oliveira.

«C'est un signal fort, les suspensions contre nos joueurs sont sévères mais compréhensibles, estime de son côté le président du FC City, Serge Deschenaux. Par contre le retrait de points nous semble exagéré». La décision d'un éventuel recours du club verniolan n'a pas encore été prise; mais elle est probable.

L'ACG ne veut en tout cas pas noircir le tableau. Elle estime que les violences du weekend dernier me marquent pas une détérioration de la situation dans les différents championnats amateurs à Genève, où ce type d'incident reste rare. Mais il fallait marquer le coup. «Notre volonté à l'avenir est de durcir les sanctions», indique Pascal Chobaz.

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