Actualisé 03.04.2020 à 08:25

Coronavirus aux Etats-Unis

Il laisse un mot poignant sur la vitre de sa chambre

Pour remercier le personnel soignant de la clinique de Cleveland (Ohio), un trentenaire miraculé leur a laissé un émouvant message de gratitude avant de quitter l'hôpital.

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Quand il a commencé à se sentir mal, Nic Brown s'est dit qu'il avait certainement attrapé la grippe. Domicilié dans une région rurale de l'Ohio, ce père de famille de 38 ans ne croyait pas une seule seconde que le coronavirus l'atteindrait. Et pourtant, il a été le tout premier habitant du comté de Tuscarawas à contracter la maladie. «Je ne sais pas comment c'est arrivé», témoigne-t-il dans une vidéo publiée sur le compte Instagram de la Cleveland Clinic.

L'état de santé du trentenaire se dégradant de manière inquiétante, il a été admis aux soins intensifs de l'établissement. Intubé, mis sous respirateur, Nic semblait se laisser gagner par la maladie. «Il y a eu un moment durant mon hospitalisation où le personnel soignant a contacté ma femme pour évoquer ma fin de vie», confie l'Américain. Malgré l'état critique dans lequel le patient se trouvait, médecins et infirmières continuaient de lui écrire chaque jour un petit mot d'encouragement sur la vitre de sa chambre. Et à la fin, ils ont écrit: «Nous te ramènerons à la maison», raconte le trentenaire.

«Une deuxième chance»

Entouré par un personnel médical aux petits soins, Nic a retrouvé suffisamment de force pour combattre le virus. «De ma vie, je n'avais jamais vu des gens aussi altruistes. J'ai vraiment vu l'amour de Dieu à travers ces personnes», témoigne le patient. Alors qu'il s'apprêtait à quitter l'hôpital, le père de famille a tenu à laisser un message à tous ceux qui l'ont aidé et soutenu pendant son combat. Avec l'aide d'une infirmière, il a utilisé la vitre de sa chambre pour dire toute sa gratitude au personnel de l'établissement.

«Cette fenêtre a été la plus marquante de ma vie. Les jours où je vous ai vus travailler dur pour nous garder en vie, moi et d'autres, sans pouvoir vous remercier pour le temps que vous m'avez consacré», a-t-il notamment dicté à l'infirmière. «J'ai vu certains d'entre vous passer de bonnes nuits, puis de mauvaises nuits, mais ce qui était constant chaque soir, c'était votre intérêt pour les gens». Aujourd'hui, je quitte cette unité de soins intensifs en tant que personne changée (...) et je sais qu'il existe des personnes merveilleuses qui se consacrent aux soins et au bien-être des autres. Que Dieu bénisse chacun d'entre vous», a-t-il ajouté.

«Le fait de pouvoir rentrer chez moi pour serrer ma femme et mes filles dans mes bras... J'ai l'impression qu'on m'a donné une deuxième chance», conclut Nic.

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