Traque dans le sud de la France - «Il lui envoyait des messages toute la journée, il n’arrêtait pas»
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Traque dans le sud de la France«Il lui envoyait des messages toute la journée, il n’arrêtait pas»

L’homme soupçonné d’avoir abattu une jeune femme d’une balle dans la tête dans le Var était toujours en fuite mardi matin. Une frustration amoureuse pourrait être à l’origine du drame.

Le suspect ne supportait pas que Doriane refuse ses avances

Le suspect ne supportait pas que Doriane refuse ses avances

Facebook/Gendarmerie des Alpes-Maritimes

Les autorités du Var (sud de la France) sont sur les dents. L’homme de 33 ans soupçonné d’avoir tué une jeune femme par balles ce week-end au Plan-de-La-Tour n’a toujours pas été retrouvé. Le corps de Doriane R. a été découvert dimanche matin à l’entrée de sa résidence. Rapidement approché par les gendarmes, Marc F. a accepté de répondre à quelques questions avant d’ouvrir le feu sur un agent – sans le blesser – et de s’enfuir. Depuis, il reste introuvable.

L’homme «entretenait ou avait entretenu une relation» avec sa victime âgée de 32 ans, a indiqué lundi le procureur adjoint de la République, Guy Bouchet. Les deux protagonistes se fréquentaient depuis quelques mois et le trentenaire espérait passer la vitesse supérieure. Selon des amis de la victime interrogés par «Var-Matin» et BFM TV, Doriane ne voulait pas s’engager davantage. «Elle refusait ses avances et lui ne le supportait pas», confie un proche.

D’après ces témoignages, Marc F. se montrait particulièrement insistant, allant jusqu’à dormir devant chez Doriane et faire du chantage au suicide. «Il lui envoyait des messages toute la journée, il n’arrêtait pas. Il venait chez elle, il tapait à la porte», confie Sammy, la meilleure amie de la victime, qui était mère d’une jeune fille de 11 ans. Le comportement de Marc F. a fini par effrayer Doriane. Un jour, lors d’une balade en forêt, le trentenaire a sorti une arme à feu et lui a proposé de s’entraîner au tir.

Quelque 200 gendarmes et forces d’élite passent au peigne fin Gréolières, un village de montagne des Alpes-Maritimes où le suspect, considéré comme «armé et dangereux», a grandi. «C’est la montagne. C’est un fils de chasseur et tout jeune il a été initié à la chasse avec des gens du village. Il connaît très bien le coin et c’est pour ça que je leur souhaite bien du courage aux gendarmes, il y a des grottes, des tunnels, des vestiges de la guerre aussi. Donc si on ne connaît pas, même avec une brigade cynophile, étant chasseur, il a de quoi brouiller les pistes», estime un jeune couple du coin, interrogé par l’AFP.

(joc)

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