«Il m'a planté», hurlait en larmes un ado poignardé
Actualisé

«Il m'a planté», hurlait en larmes un ado poignardé

Pourchassant l'agresseur, deux témoins ont favorisé son interpellation à la Lake Parade de Genève. Témoignage.

«Il m'a planté», hurlait en larmes un ado, poignardé dimanche vers 3 h du matin aux Eaux-Vives, se souvient Vincent. «La lame mesurait pas loin de 10 cm. Elle s'est fichée près des côtes, juste au-dessous de la poitrine», raconte-t-il.

Pour sa première Lake Parade, ce frontalier de 27 ans aura donc assisté en direct à une agression à l'arme blanche entre mineurs. Alors que le blessé est secouru, le témoin et son frère, Anthony, pourchassent l'agresseur en fuite. «Surtout, ne pas le perdre de vue», se dit alors le duo de courageux poursuivants. «Pour freiner le fuyard, je criais au gendarme et simulais l'utilisation d'une arme à la ceinture», avoue Vincent. Avant d'ajouter: «Sans le toucher, on a réussi à le coincer contre un mur. Le temps que deux gendarmes, à qui on avait fait des grands signes, puissent l'interpeller. A leur vue, il a jeté l'arme sous une voiture mais n'a pas opposé de résistance. Il semblait apeuré», relatent les deux téméraires, entendus par la police jusqu'à l'aube. «Nous avons dû expliquer à nos fiancées les raisons de notre retard. Heureusement, elles nous ont cru!»

La police corrobore les faits. Elle ajoute qu'une histoire de cigarettes et d'insultes serait à l'origine de l'agression. Les jours de l'ado poignardé ne sont pas en danger.

Giancarlo Mariani

Ton opinion