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Thurgovie«Il m'a séquestrée chez moi comme une esclave»

Une quadragénaire d'Aadorf (TG) accuse un homme de l'avoir enfermée chez elle durant des mois pour la violer et la maltraiter. Quant à l'accusé, il nie les faits. Le Ministère public enquête.

par
nab/ofu
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G. K., une quadragénaire domiciliée à Aadorf (TG), affirme avoir été retenue chez elle durant deux mois par un homme qu'elle avait rencontré dans une pizzeria.

G. K., une quadragénaire domiciliée à Aadorf (TG), affirme avoir été retenue chez elle durant deux mois par un homme qu'elle avait rencontré dans une pizzeria.

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Il l'aurait battue, violée et maltraitée.

Il l'aurait battue, violée et maltraitée.

20 Minuten / fej
La police thurgovienne confirme être intervenue au domicile de la victime présumée le 27 juillet 2016.

La police thurgovienne confirme être intervenue au domicile de la victime présumée le 27 juillet 2016.

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La justice thurgovienne doit actuellement vérifier des accusations particulièrement lourdes. G. K., une habitante d'Aadorf de 44 ans, affirme avoir été retenue contre son gré chez elle au début de l'été par un homme qu'elle a rencontré dans une pizzeria de la région.

«Il m'a retenue en tant qu'esclave sexuelle dans mon propre appartement», explique vendredi la quadragénaire à «20 Minuten». «Il m'a mise sous pression lors de notre première rencontre déjà», explique la Thurgovienne, qui ajoute qu'elle l'a néanmoins laissé entrer chez elle fin mai.

«J'ai vécu comme dans une prison»

Une fois à l'intérieur, l'homme se serait installé dans son appartement sans son autorisation et lui aurait interdit tout contact avec le monde extérieur. «Comme j'étais en arrêt maladie depuis assez longtemps, personne ne s'est inquiété pour moi au travail», précise l'infirmière. Et d'ajouter: «J'ai vécu pendant deux mois comme dans une prison.» G.K. assure avoir finalement été libérée le 27 juillet par Y.O., un ami venu d'Allemagne.

Interrogé par nos confrères alémaniques, Y.O. explique avoir dû forcer la porte de l'appartement pour sauver son amie. «J'ai vu l'homme la tabasser. Il ne voulait pas la lâcher.» Soudainement, l'individu se serait jeté sur lui: «J'ai immédiatement appelé la police», raconte l'Allemand. Un jour après les faits, il a emmené G.K. a l'hôpital, où les médecins auraient constaté des égratignures, des côtes cassées et un léger traumatisme crânien. «Mon amie a porté plainte contre cet homme.»

Respecter la présomption d'innocence

Contactée, la police cantonale thurgovienne confirme être intervenue le 27 juillet chez G.K. pour violence domestique. Pour tout complément d'information, elle renvoie cependant vers le Ministère public de Frauenfeld. Le porte-parole de ce dernier, Hans-Ruedi Graf, explique: «Nous avons reçu une plainte de la part de Mme K. le 4 août. Une enquête a été ouverte. Mais comme nous n'avons pas de raisons de maintenir l'accusé en détention, nous l'avons laissé en liberté. Il faut respecter la présomption d'innocence.»

Nos collègues de «20 Minuten» sont parvenus à entrer en contact avec le principal intéressé. Celui-ci clame son innocence et livre sa version des faits: «J'ai vécu chez elle, mais uniquement parce qu'elle me l'avait demandé. Et je ne suis pas resté deux mois, mais deux semaines. C'est vrai que nous avons couché ensemble, mais c'était consenti.» Il avoue néanmoins ne pas se souvenir très précisément du soir où la police a débarqué chez G.K.: «J'étais assez alcoolisé.»

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