23.01.2018 à 21:54

Bâle

«Il m'a violée sans préservatif»

Un jeune homme comparaît devant la justice bâloise pour l'agression sexuelle d'une trentenaire, en septembre dernier. Il nie les faits.

de
jd/ofu

Une fête de quartier a viré au cauchemar pour une femme de 35 ans, le 9 septembre dernier à Bâle. Elle faisait la fête avec un Espagnol de 25 ans, qu'elle avait déjà croisé à deux ou trois reprises par le passé. Vers minuit, les deux ainsi que d'autres amis se sont rendus dans un bar. Et quand l'établissement a commencé à se vider peu à peu, la trentenaire et le jeune homme ont décidé de continuer à faire la fête. Mais au lieu de se rendre dans un autre bar comme prévu, l'homme l'a emmenée chez lui.

«Je commençais à sentir l'alcool. Je l'ai suivi sans réfléchir. Ce n'est qu'une fois devant sa porte que j'ai réalisé qu'il m'avait amené chez lui», a témoigné lundi la trentenaire au Tribunal pénal de Bâle-Ville. Le jeune homme l'aurait alors traînée dans l'appartement avant de la pousser sur son lit. «Il m'a touchée entre les jambes. Je lui ai dit d'arrêter, mais il n'a rien voulu entendre.»

«Il me tenait les bras»

Quand l'Espagnol s'est penché sur elle tout en lui baissant le pantalon et le slip, la victime se souvient d'avoir tout tenté pour se défendre: «Je l'ai griffé et j'ai crié. J'ai menacé de porter plainte.» Mais tous ses efforts sont restés vains. «J'étais couchée sur le ventre. Il me tenait les bras et enfonçait ma tête dans le matelas. Ensuite, il m'a violée sans préservatif.»

La trentenaire explique être parvenue à un moment à lui donner un coup de genou dans le ventre avant de s'enfuir en courant. Mais l'homme a réussi à la rattraper avant qu'elle puisse quitter son logement et l'a violée une seconde fois. «J'ai crié parce que ça faisait mal. Il m'a mis sa main devant ma bouche et mon nez. Je ne pouvais presque plus respirer.»

«Je pensais qu'il allait me tuer»

Le calvaire de la Bâloise ne s'arrête pas là. Selon l'acte d'accusation, le prévenu l'a ensuite bâillonnée avant de bander ses yeux. Lors d'un petit moment d'inattention, elle est parvenue à enlever la bande de ses yeux. Elle a alors découvert qu'ils se trouvaient dans la cave de l'immeuble. «Je pensais qu'il allait me tuer. Je l'ai supplié de me laisser en vie.» L'homme l'a finalement déposée dans la rue, dans un état de panique extrême, à quelques pâtés de maison du lieu de l'agression. La trentenaire s'est immédiatement rendue à la police pour porter plainte. Une expertise médicale atteste qu'elle a subi des lésions aux parties intimes.

Le prévenu, lui, nie en bloc. Il assure que le rapport sexuel était consenti et qu'il a immédiatement arrêté après avoir constaté qu'elle se comportait de manière bizarre.

Le Ministère a demandé une peine de 40 mois de prison, une amende de 3000 francs ainsi qu'une interdiction de se rendre en Suisse pendant 7 ans. Le verdict sera prononcé prochainement.

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