Publié

FranceIl menace son prof de mourir «comme Samuel Paty»

Un homme de 19 ans a menacé un professeur de lui faire subir le même sort que Samuel Paty, enseignant décapité en octobre. Il a écopé de 18 mois de prison ferme.

La mort de Samuel Paty avait mis la France en émoi en octobre dernier. Depuis, plus d’une vingtaine d’enquêtes pour apologie du terrorisme ont été diligentées par le parquet de Nice.

La mort de Samuel Paty avait mis la France en émoi en octobre dernier. Depuis, plus d’une vingtaine d’enquêtes pour apologie du terrorisme ont été diligentées par le parquet de Nice.

KEYSTONE

Un homme de 19 ans a été condamné à 18 mois de prison ferme pour avoir menacé un professeur de le faire «mourir comme Samuel Paty», en référence à l’enseignant décapité en octobre en région parisienne, a indiqué samedi le parquet de Nice, dans le sud-est de la France.

Jugé en comparution immédiate vendredi, le prévenu, âgé de 19 ans, s’est défendu, selon le récit d’audience publié par le quotidien Nice-Matin, en expliquant qu’il s’agissait d’une «blague» destinée uniquement à se faire valoir auprès d’une jeune lycéenne.

Sur un réseau social

Ce jeune homme, titulaire d’un bac professionnel et aujourd’hui sorti du système scolaire, avait eu vent sur un réseau social d’un incident s’étant déroulé dans l’une des classes du professeur. Ce dernier, un jeune enseignant d’une trentaine d’années demandait, des explications à certains de ses élèves soupçonnés d’avoir triché lors d’une épreuve de bac blanc.

Le prévenu avait alors réussi à se procurer l’adresse du compte privé du professeur sur un autre réseau social, de manière à pouvoir le menacer d’une mort similaire à celle de Samuel Paty, un enseignant tué par un jeune homme après avoir montré des caricatures du prophète Mahomet à ses élèves lors d’un cours sur la liberté d’expression.

«Mon client a vécu deux semaines très difficiles», explique Me Julien Darras, l’avocat de la partie civile. Cet enseignant a été obligé d’arrêter ses cours et d’enlever son nom de sa boîte aux lettres, le temps que les services de police identifient l’auteur des menaces.

Apologie d’actes de terrorisme

Le prévenu, au casier vierge, encourait jusqu’à sept ans d’emprisonnement pour apologie publique d’actes de terrorisme par un moyen électronique et menaces de mort. Il a dix jours pour faire appel de ce jugement assorti d’un mandat de dépôt immédiat.

Depuis l’attentat qui a frappé des fidèles de la basilique de Nice le 29 octobre, plus d’une vingtaine d’enquêtes pour apologie du terrorisme ont été diligentées par le parquet de Nice, a indiqué Xavier Bonhomme, procureur de la République.

Un homme avait déjà été condamné à la même peine pour avoir menacé des gens à proximité de cet édifice religieux, a ajouté le magistrat.

(AFP/NXP)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!