Afrique du Sud: Il meurt lacéré par un requin

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Afrique du SudIl meurt lacéré par un requin

Un nageur est mort lacéré par un requin près de Port St Johns (sud-est), une des plages les plus dangereuses d'Afrique du Sud car elle n'est pas protégée par des filets.

Malgré l'intervention de baigneurs, le nageur est décédé des suites de ses blessures.

Malgré l'intervention de baigneurs, le nageur est décédé des suites de ses blessures.

Lungisani Msungubana, 25 ans, n'était pas le seul à se baigner dimanche lorsqu'il a été attaqué par le requin contre lequel il s'est débattu pendant environ cinq minutes, selon des témoignages recueillis par l'agence Sapa.

Une fois ramené sur la terre ferme, les secours ont constaté qu'il souffrait de «nombreuses lacérations du torse, des bras et des jambes» en raison de multiples morsures, a précisé John Costello, commandant de la station locale de secours en mer.

«A l'hôpital, malgré tous les efforts possibles pour le sauver, les médecins ont constaté le décès», a-t-il ajouté dans un communiqué.

L'une des plages les plus dangereuses du monde

La plage de Second Beach où s'est produit l'accident près de la localité rurale Port St Johns dans la province du Cap oriental est connue pour être l'une des plus dangereuses du monde, avec six baigneurs tués par un requin en six ans, dont trois en 2009. La dernière remontait à janvier 2011 et la victime était un jeune surfeur.

Plus au nord, la ville de Durban (province du Kwazulu-Natal) s'est inspirée de l'exemple australien et est dotée depuis les années 1950 de filets anti-requins à environ 400 mètres des plages qui ont permis d'éviter tout accident.

Au Cap, autre villégiature touristique prisée, la ville a aussi depuis 2004 son bouclier anti-requins, constitué par un réseau d'observateurs qui surveillent la mer depuis des perchoirs postés en altitude et protégent ainsi six plages.

Des accidents continuent néanmoins de se produire quand des nageurs imprudents ignorent les appels à sortir de l'eau. La municipalité a renoncé à poser des filets en raison d'une mer plus agitée et de son souci de ne pas perturber la faune marine, notamment les baleines qui s'approchent des côtes durant l'hiver. (afp)

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