Actualisé 21.12.2016 à 07:03

Zurich

Il n'apprécie pas sa blague gay et le tabasse

Un trentenaire a écopé lundi, en 2e instance, d'une peine pécuniaire avec sursis pour avoir roué de coups un homme dans les WC d'un bar, en avril 2015 à Zurich.

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kat/ofu/ats
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Un Suisse de 35 ans a été tabassé dans ce bar, en avril 2015.

Un Suisse de 35 ans a été tabassé dans ce bar, en avril 2015.

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Son agresseur a été condamné en 2e instance à une peine pécuniaire avec sursis, lundi 19 décembre 2016.

Son agresseur a été condamné en 2e instance à une peine pécuniaire avec sursis, lundi 19 décembre 2016.

Keystone/Siggi Bucher

«Tu es gay? - Oui, bien sûr»: le Tribunal cantonal de Zurich a condamné lundi, en 2e instance, un ingénieur de 36 ans pour lésions corporelles. L'Allemand avait perdu tous ses moyens, en avril 2015, dans un bar de Zurich, à cause d'une déclaration sur les gays faite par sa future victime, rapporte mardi «20 Minuten».

Le fameux soir, le prévenu se trouvait dans les toilettes de l'établissement, lorsque trois Suisses, visiblement de bonne humeur, sont entrés dans la pièce. «Ne fais pas le gay et va uriner», a lancé l'un d'entre eux à un de ses potes. Se sentant visé, l'ingénieur l'avait interpellé et lui avait demandé s'il était homosexuel. «Oui, bien sûr», avait alors répondu le Suisse de 35 ans en rigolant.

Traumatisme crânien

Pour des raisons inconnues, le trentenaire avait alors totalement pété les plombs et avait commencé à rouer de coups le ressortissant helvétique. Il avait aussi frappé la tête de sa victime à deux reprises contre le mur. Le Suisse avait été hospitalisé avec un traumatisme crânien. Durant les jours qui ont suivi l'agression, le trentenaire avait souffert de nausées et de troubles de la vue.

Interrogé par la Cour, le prévenu a assuré qu'il n'avait aucun problème avec les gays. Il a par ailleurs nié être impliqué dans cette affaire. L'ingénieur a finalement expliqué qu'il ne comprenait pas pourquoi la victime et ses amis avaient inventé une histoire pareille.

Actuellement sans emploi

Sa version des faits n'a pas convaincu le Tribunal cantonal zurichois, qui l'a condamné à 180 jours-amende à 30 francs. La peine a été assortie d'une période probatoire de deux ans. Selon les juges, les trois Suisses n'avaient aucune raison de l'accuser à tort... d'autant plus qu'ils ne le connaissaient pas.

La Cour a ainsi confirmé la sanction prononcée en première instance par le Tribunal de district de Zurich. Seul le montant des jours-amende a été revu à la baisse puisque la situation financière de l'accusé a changé entre-temps. Il a perdu son emploi et est actuellement au chômage.

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