«Le grand soir»: Il n'y a pas d'âge limite pour la punk attitude
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«Le grand soir»Il n'y a pas d'âge limite pour la punk attitude

«Le grand soir», Prix Spécial du Jury d'Un Certain Regard à Cannes, vaut surtout par ses personnages.

par
Fred Ferrari

Not (Benoît Poelvoorde) est punk jusqu'au bout de la crête. Rebelle à toute convention sociale, il trouve sa pitance en harcelant sans vergogne les petites dames ou en tendant la main sur les parkings de supermarchés. Son frère (Albert Dupontel), lui, est vendeur de literie. Il respire la norme sous toutes ses formes. Jusqu'au jour où il se fait virer et pète les plombs...

Des gueules sans histoire, ou presque

Avec «Le grand soir», Benoît Delépine et Gustave Kervern («Louise-Michel», «Mammuth») plantent deux personnages extrêmes, dont on ne sait trop s'il faut les aimer ou les détester, dans un décor peuplé de morts-vivants, où le seul moyen de se faire remarquer consiste à se pendre de manière originale. Et encore! Le tableau est cinglant, sa portée dépasse largement la déconnade apparente. Et fait regretter que le scénario ne construise pas une histoire à la hauteur des personnages.

«Le grand soir»

De Benoît Delépine et Gustave Kervern. Avec Benoît Poelvoorde

et Albert Dupontel.

Sortie le 6 juin 2012

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