Suisse-Moldavie: «Il n'y a pas deux Barnetta !»

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Suisse-Moldavie«Il n'y a pas deux Barnetta !»

Tranquillement, sûrement, Tranquillo Barnetta a répondu à la critique à la veille du Suisse - Moldavie qualificatif pour la Coupe du monde 2010.

Le demi de Leverkusen, convaincant, a expliqué ne pas être inquiet de ses dernières prestations internationales et a rendu hommage au staff de l'équipe pour la confiance qu'il donne aux joueurs.

Décevant depuis un an et demi, Barnetta n'a pas le même impact sur le jeu de l'équipe de Suisse que sur celui de Bayer Leverkusen. «Mais je fais aussi des matches moyens en club, rétorque-t-il. Seulement, en Suisse, on ne parle que de mes bonnes prestations.» De bonnes prestations qui se sont soldées notamment par deux excellentes saisons en Bundesliga (6 buts/7 assists en 2005/06 et 6 buts/6 assists en 2007/08) et un exercice en cours non moins intéressant avec, au compteur, 3 buts et surtout 9 passes décisives (soit l'actuel cinquième meilleur total du classement des passeurs).

Prise de risques

Or, la dernière des 6 réussites internationales de Barnetta remonte à octobre 2007 contre le Chili. «Il n'y a pas deux Barnetta, celui en club et celui en séléction, clame-t-il. Je sais que je n'ai pas fait de grands matches avec la Suisse dernièrement. J'essaie de faire mieux, mais quand je ne marque pas ou n'offre pas de but, les journalistes pensent tous que j'ai manqué ma partie.» Aurait-il trop habitué l'assistance à briller ? «Oui, c'est clair, il y a un peu de cela.»

Et l'ancien demi de Hanovre et St-Gall d'expliquer pourquoi ses performances peuvent être en dents de scie. «Mon jeu est risqué, puisque je recherche toujours le un contre un. Parfois ça passe, parfois pas. Comme samedi en Moldavie. J'ai eu quelques bonnes actions, et aussi des pertes de balles faciles. Ce n'était pas une grande prestation, mais ce n'était pas mauvais non plus.»

Variations

Peu enclin à se livrer à la critique individuelle de ses joueurs, Ottmar Hitzfeld a coupé court. «J'ai aimé la performance de Barnetta samedi.» Point final. Le percutant demi de Leverkusen jouit avec l'Allemand de la même confiance qu'avec Köbi Kuhn. Et il ne s'en plaint pas. «C'est important car, quand tu fais un match moyen, voire mauvais, tu sais que le staff ne s'empresse pas de dire: celui-là, il faut le changer !»

Mais Barnetta est conscient des points sur lesquels il doit encore progresser. «Je dois rester concentré 90 minutes durant et éviter ainsi de trop grandes variations dans mes performances.» A domicile, sur une pelouse autrement plus agréable que celle du stade Zimbru, le no 7 de l'équipe de Suisse aura une belle carte à jouer, dans une Praille où il avait offert, avec deux buts, la victoire aux siens contre les Pays-Bas (2-1) en août 2007.

(ats)

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