«Cyclique»: Il n'y a pas plus libres que les coursiers à vélo
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«Cyclique»Il n'y a pas plus libres que les coursiers à vélo

Un an durant, Frédéric Favre a pédalé derrière des cyclomessagers de Lausanne pour dresser leur portrait.

par
Catherine Magnin

Qu'ils sillonnent les rues de la capitale vaudoise depuis plusieurs années ou qu'ils viennent de débuter, tous les coursiers à vélo apprécient leur sentiment de liberté quand ils sont au guidon de leur engin.

Pour certains, comme Caroline, ce métier n'est qu'une étape provisoire en attendant d'accéder à la profession dont ils rêvent. Du provisoire qui dure. Pour d'autres, comme Raph, le vélo, telle une drogue dont il est difficile de décrocher, fait partie d'une conception globale de l'existence. Quant à Matila, il débarque dans le métier et en expérimente les exigences.

Le réalisateur Frédéric Favre a lui-même été coursier à vélo. C'est à la fois avec complicité et recul qu'il a tourné «Cyclique». Son film entremêle, dans un équilibre parfois précaire, le tableau d'une ville, le portrait d'une véritable tribu, et la description d'une sorte d'école de la vie.

«Cyclique»

De Frédéric Favre.

Sortie le 29 avril 2015

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