Actualisé 18.11.2018 à 17:40

Brexit

Il n'y aucune alternative, avertit Theresa May

La première ministre britannique assure que l'accord négocié mercredi avec l'UE est le seul valable.

La première ministre britannique Theresa May ne voit pas d'alternative à l'accord qu'elle a négocié avec l'Union européenne (UE) sur le Brexit mercredi, rapporte dimanche le «Sun». «Il n'y a pas d'autre accord sur la table», prévient-elle. «Il n'y a pas d'approche différente sur laquelle nous pourrions nous entendre avec l'UE».

«Si les députés rejettent l'accord, nous reviendrons simplement au point de départ. Cela signifie plus de divisions, plus d'incertitude et un échec sur la réponse à apporter au vote des Britanniques», ajoute-t-elle.

L'accord sur le Brexit négocié par Theresa May a provoqué jeudi une crise politique à Londres. Plusieurs ministres, dont le ministre chargé du Brexit Dominic Raab, ont démissionné. Des députés conservateurs eurosceptiques ont par ailleurs déclenché une procédure en vue d'un vote de défiance.

Johnson et Davis en embuscade

Plus de 20 députés conservateurs ont déjà appelé au vote d'une motion de censure contre Theresa May. Il en faut 48 pour qu'un tel scrutin soit organisé. Mme May serait renversée si 158 députés conservateurs, sur 315, votaient la censure.

Plusieurs journaux britanniques ont rapporté samedi que les ministres Michael Gove (environnement), Liam Fox (commerce international), Chris Grayling (transports), Penny Mordaunt (développement international) et Andrea Leadsom (relations avec la chambre des communes) tentaient de faire pression sur Theresa May pour qu'elle modifie l'accord.

Penny Mordaunt, Dominic Raab et cinq autres figures du parti conservateur - dont l'ancien secrétaire du Foreign Office Boris Johnson et l'ancien ministre du Brexit David Davis - «préparent activement» une éventuelle campagne pour prendre le poste de premier ministre, indique le «Sunday Times».

Toujours selon le «Sunday Times,» citant une source anonyme au sein de l'armée britannique, des contingents sont prêts à être déployés pour maintenir l'ordre public au cas où il n'y aurait «pas d'accord» sur le Brexit. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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