Valais – «Il ne faut pas vouloir opposer cyclistes et automobilistes»
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Valais«Il ne faut pas vouloir opposer cyclistes et automobilistes»

Plusieurs associations et politiciens valaisans lancent une initiative cantonale afin de promouvoir le vélo et le financement des infrastructures y relatives.

par
Fabrice Zwahlen
Le nombre d’adeptes du vélo augmente dans les villes (ici Sion). Ceux-ci attendent de pouvoir pédaler dans un cadre plus sécurisant.

Le nombre d’adeptes du vélo augmente dans les villes (ici Sion). Ceux-ci attendent de pouvoir pédaler dans un cadre plus sécurisant.

20Min/Fabrice Zwahlen

Un comité veut se doter d’une loi cantonale valaisanne sur la mobilité cyclable quotidienne. Ses buts sont de promouvoir et de développer l’usage du vélo, en bénéficiant d’un financement adéquat (42 millions comme sur Vaud?). Pour que cette initiative aboutisse, 4000 paraphes devront être récoltés avant fin novembre 2022. En Suisse romande, les cantons de Neuchâtel et de Vaud possèdent déjà un Plan directeur cantonal.

Pour l’heure, la stratégie de l’État du Valais se résume à l’aménagement des 160 kilomètres bordant le Rhône. Au niveau communal, de petits agencements existent tous azimuts, sans que ceux-ci permettent, dans la quasi-totalité des cas, de rejoindre une localité voisine.

Avec le développement du vélo électrique (+ 29% de ventes entre 2019 et 2020 en Suisse) et une volonté de plus en plus affirmée de se déplacer d’une manière plus écologique, créer une politique cantonale forte fait sens, selon les initiateurs du projet, soit l’ATE, Pro Vélo, Pro VTT et des élus issus du PLR, PDC, PS et des Verts.

Cohabitation plus sûre

Tous militent pour un développement du réseau cyclable afin de rendre la cohabitation avec les autres usagers de la route moins dangereuse: «Nous ne voulons pas opposer le vélo à la voiture. Il est dans l’intérêt de chacun que les espaces vélos soient mieux sécurisés. Une signalétique et des infrastructures doivent être mises en place afin de clarifier la répartition des usagers de la route.»

Et les membres du comité d’aller au bout de leurs pensées: «Le vélo a besoin d’une vision globale pour se développer. Cela passe notamment par une coordination entre communes, un réseau de bornes de recharges (électriques) et des infrastructures de parkings afin de développer une mobilité combinée (ndlr: style vélo-train).»

En Valais, quelque 71% des habitants vivent à moins de 2 km dune gare et près de la moitié des déplacements effectués en voiture représentent moins de 5 km. «Le vélo doit être une réelle alternative à la voiture sur les courtes et moyennes distances», concluent les initiants.

Une future loi contraignante sur le plan suisse

Une votation populaire acceptée en septembre 2018 par 73,6% des Suisses avait permis d’inscrire le vélo dans la Constitution fédérale. Une loi sur les voies cyclables – sans la question du financement – est actuellement en gestation. Elle devrait être soumise au Parlement, l’an prochain. En cas dacceptation, celle-ci donnerait cinq ans aux cantons pour se doter d’un Plan directeur, puis cinq ans supplémentaires pour mettre en œuvre leurs mesures.

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