Actualisé 04.02.2009 à 19:15

Futur secrétaire au commerce

Il ne plaide pas pour des baisses d'impôt

Le sénateur républicain Judd Gregg, que le président américain Barack Obama vient de choisir pour le poste de secrétaire au commerce, s'est distancié mercredi des principes économiques défendus par son parti, en refusant de plaider pour des baisses d'impôts.

«J'ai été très favorable à un plan de relance très consistant dès le premier jour», a-t-il dit. «L'économie doit bénéficier d'une initiative majeure de relance, car la seule entité qui a la liquidité pour est l'Etat fédéral», a expliqué M. Gregg sur la chaîne d'information financière CNBC.

Interrogé avec insistance pour savoir si cela signifiait qu'il abandonnait ses convictions en faveur de la réduction des impôts, M. Gregg a éludé en répondant: «Non». «Je vais soutenir quelque chose qui, je pense, a du sens: un plan de relance très important», a-t-il fait valoir.

«Je pense que vous pouvez vous pencher sur ma réputation et voir que mes conseils au président porteront sur une politique budgétaire responsable et la création d'emplois», a-t-il ensuite affirmé, de nouveau interrogé sur le même thème.

«Si nous ne remettons pas notre économie en marche, les chiffres que représentent ce plan de relance vont être faibles, comparés à la perte de recettes fiscales pour l'Etat fédéral», selon M. Gregg.

Le sénateur a précisé qu'en attendant la confirmation par le Congrès de son entrée dans l'administration Obama, il ne participait pas aux débats en cours au Sénat sur ce plan de relance. (ats)

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