Actualisé 17.05.2016 à 17:33

Conthey (VS)«Il ne s'est rien passé», mais la police parle de rixe

Des bagarres à l'extérieur d'une boîte auraient émaillé une soirée hip-hop, samedi. Le patron des lieux conteste cette version.

von
Mirko Martino
photo: Kein Anbieter

«Une patrouille était à proximité des lieux. A l'extérieur de la boîte de nuit, les agents ont remarqué plusieurs échauffourées ponctuées de jets de bouteilles, vers 3h30. Des agitateurs voulaient s'en prendre au service d'ordre privé et quinze policiers sont intervenus pour s'interposer. Ils se sont fait copieusement insulter par environs 200 personnes, qui étaient prêtes à en découdre. On nous a aussi signalé la casse du pare-brise d'une voiture.» Contacté par «20 minutes», Jean-Marie Bornet, porte-parole de la police valaisanne, est formel: samedi soir, il y a eu des débordements en marge de la soirée hip-hop Urban dancefloor organisée au Tsunami de Conthey (VS). «Une bagarre s'est encore déclenchée entre quatre personnes vers 4h50, au moment où nos agents allaient s'en aller, poursuit-il. Nous avons contrôlé leurs identités.»

Une version des faits que contestent tant Nicola Scuderi, organisateur de l'événement, que le patron de la boîte de nuit, Cédric Dubuis, comme le révèle «Le Nouvelliste» dans son édition de mardi. «Monsieur Bornet ment, a raconté le boss du Tsunami à «20 minutes». On n'a eu aucune bagarre, ni à l'intérieur ni sur le parking. Notre service de sécurité a sorti un client, comme cela peut arriver partout. Arrivé dans la rue, il a eu quelques échanges avec d'autres personnes. Ça a duré 4 à 5 minutes au maximum, mais sans que cela ne dégénère. Il n'y a pas eu de jets de bouteilles: sinon, nous aurions trouvé des bris de verre. Nous avons huit caméras à l'extérieur de l'établissement, dont deux qui ont filmé cette scène et qui prouvent le contraire. J'ai sauvegardé tous les enregistrements.» Cédric Dubuis a contacté son avocat et envisage de porter plainte pour diffamation.

D'abord prévu à Malley, le Urban Dancefloor n'avait pas trouvé grâce aux yeux du syndic de Prilly (VD), où se situe la patinoire lausannoise. Il avait refusé de donner son autorisation. L'organisateur s'est alors rabattu sur Conthey. La police valaisanne avait donné un préavis négatif: le rappeur français La Fouine était à l'affiche alors que l'un de ses concerts avait dégénéré à Monthey, en 2014. Il a été retiré du programme. A la demande des autorités contheysannes, un service de sécurité important, composé de 34 agents, a été mis en place. Tsunami a fixé une limite de 1300 billets. Au final, seulement 550 spectateurs étaient présent.

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