16.10.2020 à 13:59

TurquieIl nomme son 19e enfant «assez» et appelle Erdogan à l’aide

Une famille de dix-huit enfants vient de s’agrandir avec la naissance de Yeter, qui signifie «assez» en turc. Leur père craint de ne pouvoir nourrir sa famille et demande l’aide des autorités.

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Zeher Gezer est aujourd’hui père de 19 enfants. Sans emploi, il ne parvient pas à tous les nourrir et appelle les autorités à l’aide.

Zeher Gezer est aujourd’hui père de 19 enfants. Sans emploi, il ne parvient pas à tous les nourrir et appelle les autorités à l’aide.

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Les enfants sont nés de deux femmes différentes, et tous vivent sous le même toit. Si la polygamie a été interdite en Turquie en 1926, la pratique persiste dans certaines régions du pays, avec une seule union officialisée civilement.

Les enfants sont nés de deux femmes différentes, et tous vivent sous le même toit. Si la polygamie a été interdite en Turquie en 1926, la pratique persiste dans certaines régions du pays, avec une seule union officialisée civilement.

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Certains des enfants sont déscolarisés pour des raisons financières.

Certains des enfants sont déscolarisés pour des raisons financières.

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Pas facile de choisir un prénom pour un nouveau-né quand on a déjà dix-huit enfants. Zeher Gezer, père de famille vivant à Diyarbakir (sud-est de la Turquie), s’est vraisemblablement creusé les méninges. Finalement, la petite dernière s’appellera Yeter, mot qui signifie «assez» en turc.

Si l’anecdote peut prêter à sourire, elle cache une situation catastrophique. Au chômage depuis le début de la pandémie de coronavirus, Zeher Gezer s’inquiète pour l’avenir de ses quinze filles et quatre garçons. Il craint de ne plus pouvoir subvenir à leurs besoins, tandis que cinq d’entre eux ne vont pas à l’école pour des raisons financières, rapportent divers médias étrangers.

Besoin de protection

«Nous vivons dans une grande misère, explique le père de famille. Si j’avais su que ce serait ainsi, nous n’aurions pas eu autant d’enfants.» Dans la presse locale, l’homme a lancé un appel à l’aide «à l’État, au Premier ministre et au président» Recep Tayyip Erdogan: «Nous avons besoin qu’ils nous protègent. Si nous n’obtenons pas rapidement de l’aide, nous pourrions tous mourir de faim.»

L’affaire a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux, y compris des références racistes, la famille étant d’origine kurde.

(20 minutes)

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