Français arrêté en Ukraine: «Il nous a dit qu'il avait une chérie en Ukraine»
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Français arrêté en Ukraine«Il nous a dit qu'il avait une chérie en Ukraine»

L'homme de 25 ans arrêté par les services secrets ukrainiens est décrit comme «sans histoire» par les habitants du petit village de la Meuse (est) dont il est originaire.

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06.06 Le jeune homme a, selon les services secrets ukrainiens (SBU), fait part aux enquêteurs ukrainiens de son opposition à la politique migratoire de la France, à «la diffusion de l'islam» et à «la mondialisation» et aurait voulu viser une mosquée, une synagogue et des centres d'impôts en France.

06.06 Le jeune homme a, selon les services secrets ukrainiens (SBU), fait part aux enquêteurs ukrainiens de son opposition à la politique migratoire de la France, à «la diffusion de l'islam» et à «la mondialisation» et aurait voulu viser une mosquée, une synagogue et des centres d'impôts en France.

epa/Security Service of Ukraine/handout
Une enquête a été ouverte en France sur cet homme, inconnu des services de police français. Une perquisition a été menée à son domicile dans l'est du pays, mais elle n'a «rien révélé» hormis un T-shirt portant le sigle d'un groupe d'extrême droite, selon une source policière.

Une enquête a été ouverte en France sur cet homme, inconnu des services de police français. Une perquisition a été menée à son domicile dans l'est du pays, mais elle n'a «rien révélé» hormis un T-shirt portant le sigle d'un groupe d'extrême droite, selon une source policière.

epa/Roman Pilipey
Les enquêteurs français n'ont «rien pour confirmer ou infirmer une éventuelle piste terroriste» et vont demander «des compléments d'information» aux Ukrainiens, a précisé cette source.

Les enquêteurs français n'ont «rien pour confirmer ou infirmer une éventuelle piste terroriste» et vont demander «des compléments d'information» aux Ukrainiens, a précisé cette source.

epa/Roman Pilipey

Avant son interpellation en Ukraine, le jeune homme, originaire de la Meuse, travaillait dans une coopérative d'élevage et d'insémination à Brumath (Bas-Rhin). «C'était un salarié irréprochable. On n'a aucune information sur sa vie privée», a dit Luc Voidey, le directeur technique de la coopérative Elitest, du village lorrain ou sur son lieu de travail en Alsace.

A un agriculteur alsacien chez qui il intervenait pour inséminer des vaches, le jeune suspect a laissé le souvenir d'un grand «blond aux yeux bleus, tout maigrichon, très, très réservé et très timide».

«Il nous a dit qu'il avait une chérie en Ukraine et c'est tout, qu'il allait de temps en temps chez elle. Un jeune sans histoire, quoi», a raconté cet éleveur, Nicolas Wilt.

A Nant-le-Petit, minuscule village de la Meuse proche de la Haute-Marne, où le jeune homme résidait régulièrement chez son grand-père - et où un tee-shirt siglé d'un groupe d'extrême droite a été saisi lors d'une perquisition, selon une source policière - la maire Dominique Pensalfini-Demorise évoque la «stupeur» des habitants.

«Cela ne correspond pas au personnage que l'on connaissait. (...) Tout le monde le trouvait très sympathique. C'était un gamin très agréable avec ses voisins, très agréable avec moi, intelligent et sympathique, qui était prêt à rendre service», rapporte l'édile.

Les images de son arrestation par les services secrets ukrainiens

Construire une ferme en Ukraine

«Son rêve était de s'installer en Ukraine, d'y construire une ferme et d'y faire valoir ses compétences», raconte de son côté Jean-Jacques Renck, un voisin de son grand-père. «Jamais, jamais il ne m'a parlé de politique», ajoute ce voisin, qui décrit un jeune homme «très travailleur», qui parfois venait l'aider.

Le jeune homme «parlait bien, aimait bien les vaches». «Il était allé visiter une ferme» aux Etats-Unis «et une en Ukraine il y a deux/trois ans», se souvient une autre voisine, Catherine Lenquette. «Il ne parlait jamais de politique, même après les attentats», ajoute-t-elle.

Selon les services secrets ukrainiens (SBU), le jeune homme préparait 15 attentats contre une mosquée, une synagogue et des centres d'impôts en France avant et pendant l'Euro-2016. Il a été arrêté le 21 mai à la frontière ukraino-polonaise en possession d'un arsenal de guerre: 125 kg de TNT, deux lance-roquettes antichar, cinq fusils d'assaut Kalachnikov et plus de 5000 munitions.

Toujours selon le SBU, il a fait part de son opposition à «la politique de son gouvernement concernant l'arrivée massive d'étrangers en France, la diffusion de l'islam et la mondialisation». (nxp/afp)

(NewsXpress)

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