Actualisé 14.10.2012 à 11:32

Troc 2.0

Il offre une virée à son père en Aston Martin

En proposant sur la Toile ses compétences informatiques contre un tour à bord de la plus célèbre des voitures de James Bond, un ingénieur a réalisé un vieux rêve.

de
laf
Markus pose fièrement à côté de l'Aston Martin DB5, la voiture de James Bond dans Goldfinger.

Markus pose fièrement à côté de l'Aston Martin DB5, la voiture de James Bond dans Goldfinger.

Raphael Schaad a comblé son père venu lui rendre visite le mois passé à Palo Alto en Californie. «J'ai toujours voulu l'emmener un jour dans une Aston Martin. Il l'avait découverte dans l'épisode Golfinger dès sa sortie en Angleterre en 1964», raconte le Bernois de 25 ans.

Comme la location d'une telle voiture, et encore moins la vente, était hors de prix, Raphael s'est tourné vers les réseaux sociaux. Il a publié, sans grande conviction, une annonce sur Google+, en proposant en échange d'une virée dans la voiture mythique de James Bond des cours de programmation et de design. Mais le lendemain matin, sa boîte aux lettres électronique était pleine de propositions venant de tous les Etats-Unis, suite à l'incroyable effet viral suscité par son offre. L'annonce a atterri dans un groupe Facebook réservé à des propriétaires d'Aston Martin. Ces derniers se sont alors arrangés pour lui trouver un véhicule en Californie.

Lors de la visite de son père, Raphael a ainsi pu sortir le grand jeu. «Je l'ai conduit sur les collines de Palo Alto, raconte-t-il. J'ai garé notre auto dans un parking et envoyé discrètement un texto au conducteur de l'Aston Martin pour qu'il nous rejoigne. En l'apercevant au loin, mon père m'a dit: 'Regarde! Une splendide Aston Martin!». La DB5, la voiture mythique de James Bond, est alors venue se garer en face de leur véhicule. Quand le conducteur s'est dirigé vers Raphael pour le saluer, son père se croyait en plein délire. «Qu'est-ce qui se passe ici?», s'est-il exclamé. Les trois larrons sont alors monté à bord de la voiture de collection pour une virée en direction de l'Océan pacifique.

Le salarié de la populaire application Flipboard a-t-il déjà livré la contre-partie du deal? «Non, je n'ai ni codé ni fait des design, sourit Raphael, mais je suis sûr qu'il y a quelque chose que je peux faire en retour. Quand vous demandez quelque chose gentiment, quand vous avez une attitude positive et que vous êtes prêts à retourner les faveurs, de nombreuses portes s'ouvrent dans la vie».

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!