Actualisé 14.12.2009 à 16:29

Satigny (GE)Il plume un club de foot avant d'agresser un contrôleur

Un lecteur nous informe qu'un homme d'une vingtaine d'années a commis plusieurs vols dans les vestiaires d'un club de foot de Satigny, avant de s'enfuir dans le train régional, dans lequel il a agressé et menacé de mort les contrôleurs CFF.

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Le voleur «a été poursuivi par quelques membres de l'équipe, avant de se refugier dans le train», témoigne notre lecteur. Les faits remontent à jeudi dernier. En fin d'après-midi, un individu né en 1990 commet plusieurs vols dans les vestiaires d'une salle de sport de la commune de Satigny (GE), avant de prendre la fuite. Rapidement alerté, un entraîneur de sport prend en chasse le malfrat qui court en direction de la gare, raconte cette même source.

Il échappe à son poursuivant en se réfugiant de le train qui relie La Plaine à la gare Cornavin. Mais dans la rame, le voleur se retrouve nez à nez avec plusieurs employés des CFF en train de procéder au contrôle des titres de transport. C'est en tentant de se soustraire à ce contrôle, que l'individu, déjà connu par les autorités pour vol, a blessé un des employés au doigt. Il a également proféré des menaces de mort, précise la police cantonale. Les contrôleurs sont parvenus à maîtriser le jeune homme, avant de le livrer aux gendarmes.

«Ce n'est pas une ligne plus criminogène que les autres»

Le contrôleur agressé n'a été que légèrement blessé. Il n'a d'ailleurs pas interrompu son activité, «il se sentait apte à reprendre le service», commente Frédéric Revaz, porte-parole des CFF. Les agressions physique et verbales dont s'est rendu coupable le voleur seront poursuivies, comme c'est la règle chez les chemins de fer fédéraux.

En outre, huit autres plaintes pour vol ont été déposées contre l'individu par des membres du club sportif. Il a en effet été interpellé en possession d'objets dérobés qui ont depuis été restitués aux lésés. L'homme a été conduit en prison.

Quant à savoir si la ligne La Plaine – Genève est particulièrement sujette à ce genre de forfaits, le porte-parole de la police genevoise Patrick Pulh se veut rassurant. «Ce n'est pas une ligne plus criminogène que d'autres», assure l'officier de presse.

220 agressions par an

L’agression d’employés des CFF n’est pas forcément monnaie courante, mais l’ancienne régie publique en dénombre toutefois 220 par an en moyenne, explique son porte-parole Frédéric Revaz. Des mesures ont été prises pour prévenir ce genre d’agression. Des securitas accompagnent notamment les contrôleurs sur les lignes jugées sensibles, comme celle opérant tard le soir, ou ramenant très tôt le matin les fêtards du week-end.

En cas d’agression, les employés ont à leur disposition plusieurs canaux de soutien. Ils peuvent volontairement faire appel à un supporteur, c'est-à-dire un contrôleur comme eux, qui a reçu une formation complémentaire et qui peut aider la personne agressée à faire un débriefing de la situation. Ensuite, ils doivent se soumettre à entretien avec leur chef, poursuit Frédéric Revaz. Enfin, ils ont accès, toujours sur base volontaire, à une cellule de soutien psychologique spécialisée. A noter que l’ensemble de ces services sont mis en place gratuitement par les CFF.

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