Actualisé 03.04.2019 à 07:43

VaudIl rédige un faux pour faire passer une hausse de loyer

Un «courrier» du Tribunal des baux «signé» par sa présidente: cette contrefaçon a valu à un gérant d'être condamné.

de
Christian Humbert
Le trentenaire avait inventé une lettre et imité une signature.

Le trentenaire avait inventé une lettre et imité une signature.

iStock

Des méthodes de voyou, qui ont été punies comme telles: le cogérant d'une agence immobilière est allé jusqu'à rédiger un faux document officiel pour faire digérer à une vieille dame une forte hausse de loyer.

Une procureure de l'Est vaudois vient de condamner ce jeune Français pour tentative d'escroquerie. Elle lui a infligé 50 jours-amende avec un sursis de deux ans, 1000 francs d'amende et 450 francs de frais. L'homme ne s'est pas opposé à sa condamnation.

Il menaçait de réclamer 14'000 francs d'arriérés

Le trentenaire n'a pas hésité à user de contrefaçon pour forcer la main à une locataire. En janvier 2018, il lui a annoncé que son loyer mensuel passait de 750 à 1000 francs, sans justification apparente et qui plus est rétroactivement. Il a accompagné sa notification d'un faux courrier, prétendument reçu du Tribunal des baux le 17 décembre 2017. Le jeune associé a même choisi d'imiter la signature de la présidente de cette instance sur cette fausse lettre à caractère officiel qu'il a envoyée par courriel à la fille de la locataire.

Il s'agissait de faire croire que le tribunal avait non seulement admis la hausse de loyer, mais qu'elle pouvait être appliquée dès octobre 2013 déjà. Il a ainsi menacé de réclamer plus de 14'000 francs à la cliente, pour l'inciter à accepter de payer sans broncher 1000 francs par mois dès le 1er octobre 2017.

Cette «proposition» pour le moins tordue est parvenue à la présidente du Tribunal des baux. Celle-ci a déposé plainte et le petit micmac de l'associé de la gérance immobilière a été stoppé net.

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