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Foot USIl refuse la médaille de la liberté de Trump

Après les événements du Capitole, le coach des Patriots Bill Belichick a décidé de ne pas être décoré de la plus haute distinction civile aux Etats-Unis.

Bill Belichick.

Bill Belichick.

AFP

L’entraîneur des New England Patriots (NFL), Bill Belichick, a annoncé lundi qu’il refusait de se voir remettre la Médaille de la liberté par Donald Trump, comme cela était prévu jeudi, après les incidents causés mercredi dernier par des partisans du président à Washington.

Belichick, qui a remporté six fois le Super Bowl avec les Pats, a dit se sentir «flatté» d’être ainsi considéré pour la plus haute distinction civile aux Etats-Unis, mais «après les événements tragiques de la semaine dernière, j’ai décidé de ne pas donner suite» à cette cérémonie.

Partisan de Trump

Ces derniers jours, plusieurs personnalités, par voie de presse ou sur les réseaux sociaux, ont exhorté le technicien de 68 ans à faire ce choix, alors que Donald Trump, accusé par ses adversaires d’avoir «incité à la violence» qui a frappé le Capitole, pourrait faire face à une seconde procédure de destitution.

Parmi eux, le sénateur Edward J. Markey et le représentant Jim McGovern, tous deux députés démocrates du Massachusetts, Etat où sont basés les Patriots.

«Bill Belichick devrait faire ce qu’il faut et dire ‘Non merci’", a déclaré ce dernier au journal «The Hill».

Belichick a été un partisan de Trump, le désignant comme un «compétiteur ultime et un combattant» dans une lettre que l’intéressé avait lue lors d’un rassemblement dans le cadre de la campagne présidentielle de 2016.

Justice raciale

Dans sa déclaration de lundi, Belichick a affirmé qu’il est «avant tout un citoyen américain avec un grand respect pour les valeurs, la liberté et la démocratie de notre nation».

«L’une des choses les plus gratifiantes dans ma carrière s’est déroulée en 2020 avec l’émergence de conversations au sein de notre équipe sur la justice sociale, l’égalité et les droits de l’homme, qui sont devenues des actions», a-t-il ajouté.

Si en NFL une majorité des propriétaires de franchises sont notoirement pro-Trump, 75% des joueurs sont noirs et ne partagent pas ses idées. Après l’affaire George Floyd, cet Afro-Américain mort après avoir été asphyxié lors de son interpellation en mai 2020, les stars de ce sport ont forcé la ligue à les soutenir plus activement dans la lutte pour la justice raciale.

«Poursuivre ces efforts tout en restant fidèle aux personnes, à l’équipe et au pays que j’aime l’emporte sur les avantages de toute récompense individuelle», a-t-il conclu.

(AFP)

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25 commentaires
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Paul E

12.01.2021 à 11:06

Franchement l’UE doit se bouger et même la Suisse pour avoir ses propres plateformes médiatiques. On leur ouvre tout, on leur transmet des données et en 10 min ils peuvent nous mettre ko.

Jean-Mijura

12.01.2021 à 10:47

Quel lavage de cerveau,ces médias , il y a 5 ans que tous les jours 20 articles anti Trump ,les médias d’aujourd’hui sont l’équivalent des médias du 3 eme Reich ou de la pravda de l’URSS

Oui oui

12.01.2021 à 10:42

Ah bon. C’est pour ça qu’une grande partie des communautés ont voté pour lui... Parce qu’ils n’ont pas avalé la ratatouille des grands médias...