Etats-Unis: Il retrouve la liberté après treize ans de prison
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Etats-UnisIl retrouve la liberté après treize ans de prison

Daniel Larsen n'était pas le bon coupable. Bénéficiant de l'aide d'une organisation qui lutte contre les erreurs judiciaires, il a été innocenté, mardi, après une affaire de bagarre au couteau en 1998.

par
Guillaume Serina
Los Angeles

«Je me sens bien, je me sens béni». C'est par ces mots empreints d'émotion que Daniel Larsen s'est exprimé dans l'ascenseur qui le menait vers la liberté, mardi, à la Cour de Justice de Los Angeles (Californie).

Les faits ont eu lieu en 1998. Larsen est appréhendé à Northridge, une banlieue au nord de la Cité des Anges, dans une bagarre ayant éclaté dans un bar. La police aurait vu Daniel Larsen porter un couteau et s'en débarrasser sous une voiture en voyant les forces de l'ordre arriver. L'homme est alors condamné à 27 ans de prison pour port d'arme, la justice appliquant automatiquement la règle des «trois coups», après deux condamnations antérieures. C'est seulement à la suite de nombreux appels que Larsen a peu être totalement réhabilité: «il est en réalité innocent», a déclaré la juge Suzanne Segal.

Daniel Larsen a bénéficié de l'aide efficace du California Innocence Project, une organisation qui regroupe des avocats et des étudiants en droit et qui travaillent sur les cas de condamnations «suspectes». «Cela a été un long voyage avec beaucoup de hauts et de bas, a déclaré Jan Stiglitz, l'avocat de Larsen et co-président de l'association. Le voir sortir est un grand moment pour nous et notre travail».

Stiglitz et son équipe ont réussi à retrouver plusieurs témoins de la scène du bar, dont un ancien directeur de police. Ils ont ainsi pu affirmer que Daniel Larsen n'était tout simplement pas la bonne personne! C'est un autre individu qui aurait détenu l'arme blanche avant de la jeter sous une voiture garée dans la rue devant le bar.

Cependant, la remise en liberté de Daniel Larsen se fait sous plusieurs conditions: il doit retrouver un emploi, suivre une thérapie anti-accès de colère, se conformer aux tests anti-drogue et ne pas être lié, de près ou de loin, au groupe des Nazi Low Riders, un groupe raciste et suprémasiste qu'il fréquentait.

France USA Media, à Los Angeles

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